01/06/07
Sa voix.
Ce matin, comme tous les matins, j'avais du mal à me lever et puis j'ai entendu son nom, annonçant sa voix et je me suis dressée. Elle était là, tout de suite, maintenant.
Je ne fangirl pas les écrivains mais elle impose une relation particulière, même si ça me dépite un peu de dire ça parce que je crois à l'écriture détachée de son auteur. Les justifications biographiques me semblent inadéquates. Justes, peut-être, je sais le bout du coeur à arracher, mais une fois celui-ci égoutté, il est diminuant de l'analyse de s'y empêtrer comme avec un chewing-gum dans ses cheveux. J'ai du mal à expliquer, mais dans ma tête, c'est clair^^
Enfin bref, Christine Angot. Mon deuxième semestre de Licence de Lettres modernes, une oeuvre en quelques mois d'inertie avec la grève en toile de fond, mon igloo et l'écriture d'Angot en "couverture polaire", très efficace. Je pose un copyright sur l'expression d'ailleursn c'était mon angle d'analyse à moi toute seule. Elle ne dit jamais rien, elle n'est pas souvent là dans ce qu'elle écrit pour moi, c'est même ça que je trouve incroyable dans ce que les gens en disent, et à le lire, elle écrit autre chose qu'elle en passant son temps à dire je, ça lui échappe. Volontairement, j'en ai pas la moindre idée.
Il avait dit quand j'ai lu que c'était effrayant, que je lisais comme elle son texte. Ca m'avait fait peur aussi. J'ai cherché ma voix dans la sienne, rien, j'aurais pu m'en douter. Je ne suis pas une 'fan', sa voix ne m'a rien apporté, je regarde ses livres sur l'étagère.
Je dois partir, je vais être en retard. C'était un réveil littéraire, j'avais oublié.
31/05/07
Tom en ter connu.
Demain, Tom McRae est à Strasbourg. Après-demain, il sera à Clermont sous un joli chapiteau et en bonne compagnie pour le festival EuropaVox.
Et moi je suis à Strasbourg et je n'ai pas de place pour son concert de demain soir à la Laiterie. Car elle n'est pas là, nous n'irons pas ensemble voir ce concert là, trop de travail, pas pris le temps de prendre des billets, d'appeler. Useless que je suis.
Mais j'irai peut-être le voir à la Fnac malgré tout, je mangerai vite pour pouvoir quitter plus tôt le travail, pour entendre sa voix de vive voix.
Parce que c'est toujours Tom McRae, l'homme qui ne sait pas monter une étagère et râle en permanence, et moi. J'ai senti pour la première fois sortir ses villes de mes poumons au son de sa voix à Strasbourg il y a 5 ans déjà, alors j'irai l'entre-entendre demain, lui qui ronchonne et et que j'aime lire ronchonner.
Cette photo avait été prise, je crois, lors du concert où j'étais à Clermont l'an dernier par le photographe résident de la Coopé d'alors mais dont je n'ai pas retrouvé le nom...
Part of it all
Depuis quelques semaines, en quête de détente, j'ai commencé à fréquenté iamnotapeople, un blog consacré à l'actualité des... people pour ne rien vous cacher, photos grand teint à l'appui. Je sais. C'est mal. Mais le ton est sympathiquement moqueur sans être agressif ou très investi non plus, et j'aime les belles robes aussi, je dois l'avouer.
Mais des fois, il y a aussi autre chose. C'est stupide à dire mais des gens dont la vie est ainsi exposée deviennent comme des personnages au monde qui "traite leur actualité" comme tout fait extérieur, la ligne entre les fictions qu'ils incarnent et ce qu'ils vivent vraiment se brouille, et le romanesque, ou scriptesque, qui entre dans leur vie est justement considéré comme tel et pas comme un élément de vie, d'une normalité totale mais néanmoins personnelle. Pour le positif comme le négatif.
Et des fois, des phrases restent, et me reviennent face à certaines images. Et j'ai de la peine de savoir des choses comme ça sur des gens que je ne connais pas. Un peu comme avoir retenu une phrase sans importance
d'un voisin qui vous revient alors qu'il quitte sa femme pour la fleuriste d'en bas de l'immeuble. C'est la vie, sans gentil ni méchant, sans victime ni coupable. Juste des gens et ce qui se passe dans leur tête qu'on peut jamais savoir, ni en avoir envie.
On le sait bien : that's part of it all, part of the beauty of falling in love is the fear the other won't fall... (Joshua Radin)
Exemple : Il y a plus de deux ans, dans le magazine-avec-le-programme-télé-du-dimanche, une interview de Brad Pitt, il parlait alors de sa femme et disait : "Chaque fois que je regarde Jen, je suis simplement si fier qu'elle soit ma femme", j'avais trouvé ça très humain, très normal, mignon, une expression d'un sentiment que je pouvais appréhender
pas une formulation trop recherchée, ça m'avait touché. Après Cannes et le flot d'images de Brad Pitt et d'Angelina Jolie, où l'on ne peut que reconnaître la classe absolue du couple, de même que le sentiment certain d'un bonheur familial assumé, cette phrase m'est revenue. Et j'ai eu de la peine pour la femme laissée derrière, juste un peu, mais un peu quand même. C'est la vie, c'est normal, ça arrive à tout le monde. Et précisément parce que ça arrive à tout le monde, même mon petit moi à la vie bien différente sait comme ce genre de situation est difficile. Je ne sais pas ce que c'est que de porter du Gucci mais ces sentiments normaux là, je peux imaginer. J'ai compatis. Comme avec une voisine. Sans trop savoir, et sans que ça puisse changer quoi que ce soit.
Et je trouve ça hallucinant, cette proximité étrange qui se crée par la médiatisation. Tout ce battage pour arriver à ça... étrange.
Comme le sourire qui m'est revenu lorsque, regardant Titanic, je me suis souvenue de Kate Winslet répondant à une question sur ses anciens partenaires et qui disait qu'elle gardait en général de très bonnes relations avec eux, citant le bouquet de roses que DiCaprio lui avait envoyé à la naissance de sa fille Mia et qui l'avait beaucoup touchée. La phrase m'est revenue, et j'ai trouvé moi aussi que c'était très touchant comme geste.
Etrange.
21/05/07
Ouvre les yeux, il y a tant à voir.
Petite récupération sur une double expo dont je voulais vraiment vraiment parler même si elle est terminée maintenant et annoncement pour les expos en cours de deux gens dont j'apprécie énormément le travail.
On démarre sur les expos en cours :
1/ Akiza !!
Du 13 mai au 6 juin, retrouvez la sombre poupée délicieusement encâblée de Robinson en sextoys dans la boutique de "jeux pour filles" Dollhouse du Marais (24 r du Roi de Sicile, 4ème arr., M°Saint-Paul), le vernissage a eu lieu ce jeudi.
J'aime toujours Akiza et regrette vivement de ne pas avoir vu l'expo apparement superbe de janvier, je suis curieuse des sextoys qu'elle peut donner... J'ai un point de vente à côté maintenant, Kaobang, mais je doute de les trouver là-bas ensuite, quoique ce serait rigolo vu là où les Akizas sont placés dans la boutique, enfin bref.
Amusez-vous si vous êtes à Paris, j'ai hâte d'avoir des récits d'expériences !
2/Cali Rezo !!!
Ma magnifique, ma merveilleuse, qui a apparement fait rue comble pour le vernissage, sera en expo du 3 mai au 3 juin au Living Room, 50 r Richter dans le 9ème arr.
Patricia Lucas, son agent, a vraiment bien fait son boulot, je dirais, alors tant qu'à faire allez voir son site, on découvre des tas d'autres illustrateurs très sympathiques aussi, book photos à l'appui, ça fait plaisir.
Là aussi, courrez parisiens d'un jour ou de toujours, heureux que vous êtes.
Et maintenant, causons un peu d'une double expo passée mais très inspirante quoi qu'il en soit.
C'était à Londres à la Rich Mix Cultural Foundation jusqu'au 29 avril dernier. Et surtout c'était des photos superbes du photographe qui monte qui monte Gavin Fernandes.
Je dirais qu'il ne fait pas seulement des photos magnifiques, léchées et classieuse, comme beaucoup de gens issus de la mode font (il sort du London College of Arts - MA of Fashion), il réfléchit ses photos, lui. Il n'y a pas que l' "artistique", il y a une profondeur incroyable, à mi-chemin entre l'esthétique et la sociologie.
Que ce soit historiquement, politiquement, artistiquement, géographiquement ou fashioniquement, ses photos sont des chefs d'oeuvre, à la fois de purs moments de mode (il ne sacrifie pas l'esthétisme du vêtement à la mise en
situation), de purs moments d'art (éclairage, cadrage, grain, il ne reste qu'un mot : waaaaaaa) et toujours un grand moment de réfléxion, de pureté du propos qui vous entraîne dans un méandre de compréhensions et
d'appréhensions et de questions. Son portfolio n'est pas de ceux qui se feuilletent en regardant juste le mannequin ou la couleur du papier peint du shooting. Il parvient à conserver intacte la puissance de son travail, tout en sublimant les tenues et les modèles, un tour de force d'une rareté saisissante même chez les plus reconnus des photographes de mode actuels. Il évite les éceuils de ces derniers, comme des débutants, qui, les uns ou les autres, soit mettent en avant leur
travail quitte à
oublier d'habiller les mannequins en cours de route, ce qui est gênant quand on publie dans un magasine de mode, soit se trouvent asservis à la renommée des modèles engagés ou, pire, démunis, voire oublieux, pour rééllement incarner la ligne des tenues à 'plus-que-montrer'.
La double expo du Rich Mix que je voulais évoquer en particulier, se composait d'une partie sur l'Inde des Rajhas sous domination anglaise au 19ème, "Empire Line", où les tenues se brident de castes et d'impregnations colonialistes à l'indienne, et d'une autre intitulée "Monarchs of the East End" jouant sur le vêtement comme marqueur social détourné aux confluents des empreintes culturelles que l'on ressent dans l'East End de Londres.
Enfin bref, je pense que ça ne sera pas une révélation mais je pense que ce sémillant photographe est en pleine lancée et sans le qualifier de "visionnaire" comme le Dave Stewart d'Eurythmics, je dirais bien qu'il sait indéniablement capter quelque chose, et plus que quelque chose peut-être, dans ses lentilles.
Ce qui rend son travail si incroyablement précieux à l'heure actuelle, c'est qu'il est surtout capable de provoquer quelque chose : on regarde ses photos, même ce qui pourrait être une insignifiante gravure de mode, et on y réfléchira pendant
des jours. Le dépassement. Il y a le marketing, et il y a l'Art. Et parfois, la mode sait être ce lieu étrange où l'objet ayant un prix, la pièce d'étoffe, dans un univers où tout a un prix, jusqu'à l'être humain que l'on farde, perd pourtant toute valeur marchande au moment-même où il achève l'étape ultime de sa "marchandisation", dans l' "advertisement". Dans l'éphémère d'un moment tellement travaillé au plus loin de la réalité, soudain ce même moment peut rendre incroyablement réel ce qui est d'une gratuité sans nom,
et d'une imprévisibilité totale échappant à tout protocole et à toute étude de cas, l'irréalité même et la plus belle qui soit : l'Art.
Beaucoup de "photos de mode" qui ne sont que "photos de pub" et parfois, autre chose : Gavin Fernandes.
(une interview vidéo de Gavin Fernandes a été réalisée à l'occasion de cette expo par fuk.co.uk -from the concrete to the catwalk - que l'on peut visionner ici)
13/05/07
Verka Serduchka, une fan est née.
Mes voisins hurlaient dans la nuit, je me suis demandé ce qui se passait.
Vérification faite, ils étaient dans le rush eurovisionesque final : Serbie VS Ukraine.
Je regarde donc par curiosité le profil des deux candidats correspondants... et là : le coup de foudre, total, intégral, au premier regard.
C'est une étoile de noël, c'est un clown blanc, c'est Heidi, c'est une grand-mère, c'est un papillon, c'est Lucie, c'est une salade de fruits, c'est une diva, c'est l'ange de Kushner, c'est Michou, c'est la Mère Noël, c'est Babouchka, c'est la ménagère de plus de 50ans, c'est un nouveau riche de l'Est, c'est un oeuf de Pâques, c'est un sex-symbol, c'est Andreï Danilko, c'est Verka Serduchka.
Russe ou ukrainien, pour ou contre la Russie, pour ou contre l'Ukraine, est-ce que ça a tant d'importance les petites nationalisteries face à tant d'exubérance ? j'espère tant que non.
Enfin bref, je voudrais donc professer mon amour au delà de toutes questions d' "identité nationale" ou de genre, à la personne qui chante "tout sera bien", j'y crois ! Et je lui prédis au mois l'hymne de la gay pride, si ce n'est de notre été, bien plus qu'au gagnant serbe (gagnant ou gagnante d'ailleurs, j'hésite ??)
Mais je dérive encore ! Allez répandons l'amour et la joie !!
Il y en aurait tellement... c'est que du bonheur ! et que soient oubliés ceux qui ne sourient pas de concert, faut s'amuser dans la vie !
PS : "Dancing est un vrai monument de la dance musique à placer quelquepart entre Licence 4, Ozone, Culture club et Gary Glitter avec un côté vraiment subversif qui synthétise quasiment trois décénnies de musique de dancefloor. Verka Présidente!", un blogueur breton inspiré moi j'dis !
11/05/07
Au plus beau cygne de notre étang.
Aujourd'hui une collègue faisait son pot de départ, elle change de poste. En fait, c'est ma senpai directe, celle avec qui je travaille tous les jours, avec un enthousiasme légèrement effrayant parfois, puisque son nouveau poste est précisément la charge du Centre de Ressources en Illustration Jeunesse sur le fonds duquel je me prends si heureusement la tête !
C'est une fille super, vraiment, et elle adore le rose, alors tout était rose, sa veste, les nappes, ses cadeaux (sauf le coffret des vignettes de Pierre l'Ebouriffé en chocolat, qui était... couleur chocolat !), même le kougloff avait un glaçage rose, il faisait beau, juste ces instants pour une bibliothèque qui lui disait au-revoir (et à bientôt). Il y a eu aussi des envolées de smarties, c'était beau dans le vent !
C'était un peu émotionant, je dois être honnête, on lui a lu des histoires, et puis le chef de la section musique faisait des interludes musicaux, il y a eu la vie en rose bien sûr, et à la fin, lui et un autre de nos collègues ont fait une petite impro dont j'ai enregistré un micro-bout avec mon appareil photo, c'est monté à la va vite... mais le coeur y est.
Improvisation pour un cygne rose, Strasbourg, le 10 mai 2007.
Les images du début sont celles des arbres de l'Observatoire que j'ai filmés il y a quelques semaines quand il faisait vraiment beau, j'aime beaucoup ce quartier, il a un petit air de Kensington... j'ai gardé les chants d'oiseaux, ça ne sonne pas trop mal !
En ces temps étranges, du rose, de la musique libre, des smarties dans le vent et du rose, ça fait du bien, ça fait du bien.
07/05/07
Tête dans le bocal, du soleil sur la neige.
Il y a plein de choses dont j'ai envie de parler mais je me prends la tête sur comment en parler donc je vais adopter ce soir ma méthode favorite dans ce genre de situation : parler d'autre chose !
De retour dans les Vosges pour accomplir mon devoir d'électrice (hum hum hum), j'ai découvert que la fenêtre IE de mon pôpa était pleine de gadgets qui se sont installés plus ou moins avec son accord dans la barre d'outils. Il ignore résolument comment ils sont arrivés là, leur utilité et encore plus comment s'en débarrasser. Moi, par contre, j'aime bien certains.
Exemple : un petit "RS" rouge et noir qui vous informe directement du Rolling Stone magazine, on passe dessus et dans un encadré s'affiche les topics, et en passant sur ces intitulés, un résumé s'affiche en quelques lignes du contenu de l'article.
Mise en application aujourd'hui : "Artist to watch : Black Moth Super Rainbow" ; "Artist to watch : Wedge" ; "the Rolling Stone 40th Anniversary issue" ; "My List : Feist" ; "My List : Musiq" ; "My List : Kings of Leon's Caleb Followill"...
... typiquement le truc qui ne sert à rien qu'à vous faire errer sur le net ! Une bonne excuse pour faire une pause et aller voir ailleurs.
Moi j'ai décidé d'aller regarder ce que Feist écoute, je n'ai même pas été sur le site de RS, j'ai juste passé sur le topic et j'ai lu les quelques lignes où la demoiselle recommandait Roscoe de Midlake et The Beast and Dragon, Adored de Spoon.
De là, je me suis promenée, j'ai écouté, j'ai farfouillé et je me suis dit que oui, c'est vrai, Midlake c'était pas super pimpant mais c'était décidément joli. Spoon, c'est plus pimpant mais je vous en parlerai pas aujourd'hui, parce qu'il est tard et qu'il faut faire des choix dans la vie, na !
Roscoe, Midlake.
C'est une vidéo hand-made qui m'a fait penser à l'immeuble de devant chez Yvan. J'aime beaucoup les accélérés, le stop-motion comme ça, le temps est un de mes centres d'intérêt majeurs dans la vie, c'est bizarre dit comme ça, je sais, mais depuis que je suis toute petite, le cours du temps me fascine, à l'échelle de l'Univers, à l'échelle de la Terre, à l'échelle des humains, de chaque animal, de chaque végétal, le temps qu'on prend, le temps qui passe, inexorable et complètement extérieur, qu'on n'y mette quelque chose ou pas dedans, on ne le voit pas et pourtant on peut tellement le regarder passer. Une fascination durable et constante, qui me fait me demander face à ces images pourquoi, comment, je peux donner 5min à regarder l'accéléré d'un temps autre et passé ou futur, indéterminé et que je ne cherche pas à dater par les actions en cours de vitesse, il y a mon temps qui passe, extensible et rétractable en apparence mais qui pourtant par l'usure de mon corps est tout de même parti dans ces images, pffuit!, et le mépris des conséquences de cette mise en abîme alors même que je regarde "pousser" au sens strict du terme (c'est absolument fascinant !!) l'immeuble des 50 dernières secondes de cette vidéo...
Et juste pour le refrain de cordes, une citation je crois, et pour les petits pas dans la neige aussi, capturer l'incapturable dans un bocal, des bocaux comme des livres...
Young Bride, Midlake.
Le bonheur dans un cabinet secret, le repos, l'abri en espace clos.
PS à l'intention de Eriizu : tu es à Strasbourg, je suis à Strasbourg, tu as le même prénom que moi et m'a l'air d'une personne charmante, une rencontre pourrait-elle s'envisager autour d'un thé un de ces jours ?
30/04/07
Me revoici, me revoilou !
Le blog a eu un sursis mais aujourd'hui lundi 30 avril, c'est officiel : le déménagement est fini !
Je suis donc désormais installée, bien installée à cette nouvelle adresse elsie.canalblog.com, dans la joie et la bonne humeur de reprendre mes activités blogesque usuelles !
Il m'a fallu un certain temps pour déménager notes, commentaires et photos (puisque tout va disparaître de chez club-blog prochainement) et pour être honnête, j'ai récupéré tous les visuels sur mon disque dur mais je ne les ai pas encore installés donc techniquement le déménagement n'est pas totalement fini mais bon, faut bien se décider un jour.
Par ailleurs, je rassure tout le monde : je ne suis pas morte ! (mais ça vous l'aviez déjà remarqué en voyant cette note ^^).
Il se trouve que mon silence prolongé n'est pas dû que au déménagement du blog, j'ai aussi déménagé EN VRAI... Je suis de retour à Strasbourg, ça y est !
9m², espace clos d'une chambre crous, comme j'aime. il y a de la pelouse, des arbres en fleurs et des gens qui jouent au tennis ou au basket sur des terrains grillagés sous ma fenêtre, très "campus attitude". J'ai rencontré de nouveaux gens, enfin surtout une nouvelle 'gens', merveilleux, j'ai retrouvé des namis merveilleux aussi, je fais un boulot passionant, bref ça va plutôt bien même s'il fait atrocement chaud (au point que mon ordinateur a tendance à pas très bien supporter le choc) mais je vous raconterai tout cela plus en détail sur le nouveau blog, d'autant que j'ai enmagasiné des taaaaaas de trucs, de liens, d'images, de vidéos, de musiques, de sensations, de lectures, que j'ai trop tardé à partager une fois de plus ! j'ai déjà hâte... et vous aussi un peu, j'espère.
A tout bientôt alors !
06/04/07
24/03/07 - y'a mes makis dans la télé !
Avec mon IUP, on a travaillé sur une webtv, ça a été un peu cahotique parce que comme d'hab, on a dû prendre les choses en main par nous mêmes parce que ça avançait pas, mais une fois répartis en groupes indépendants, on s'en est pas si mal sortis.
Chaque épisode se compose de la même façon : reportage / on a testé pour vous / micro-trottoir, dans l'ordre qu'on veut.
Mon groupe à moi, on a filmé un concert au Raymond Bar, ambiance punk underground, contre-culture powaaaa!, on a fait un micro-trottoir film/livre et surtout surtout on a testé 'je roule mes makis à la maison', inutile de préciser que c'est le segment sur lequel j'ai bossé^^
Vous verrez donc au milieu de cet épisode 3, mes petites mimines laver du riz, découper du poisson et rouler des futomakis ! (ainsi que celles de la mirifique Mlle Yolande des Bois qui, vous le verrez, roule les makis de toute son âme, avec feulement de tennisman à l'appui^^) Par ailleurs, on me voit pas vraiment sinon, vaguement à la fin sur le côté en tablier pour un itadakimazu final.
Ah oui aussi, la mirobolante Yoyo boisée est aussi la détentrice de la délicieuse voix des transitions dont je suis irrémédiablement fière bien que j'y sois pas pour grand chose en soi vu que l'image est de My. et la voix de ma Yolande des bois... mais bon je suis fière comme une maman à la cérémonie de graduation de son poussin, si vous imaginez ! Les autres ont mis des simples cartons mais nous, on s'est bien prises le chou pour faire des transitions magnifiques alors il faut apprécier !
Non, vraiment, je suis très très fière de nous !! Qu'est-ce qu'on est doués tout de même... enfin surtout les autres, moi j'ai fait que la cuisine !
Bon ok j'arrête de nous lancer des fleurs et au lieu de me lire, allez voir : Smash Your Tv is us !
PS : Je me dois de rendre un irrémédiable hommage pour la recette des makis à Cléa (je lui dois tant, entre le blog et maintenant la télé ! elle est merveilleuse et le vaut bien, ne ?)
Commentaires
Moi aussi je suis crécré fière de moi, euh enfin de nous quoi ;D *lance des fleurs un peu partout*
19/03/07 - MNN, "It's about freedom".
J'ai pas beaucoup de temps, partiels obligent, mais je voulais parler d'une initiative assez impressionante qui a lieu sur Manhattan : MNN, Manhattan Neighborhood Network.
C'est une association à but non lucratif qui fournit une télévision cablée par et pour les New-Yorkais. Le principe est simple : ce sont les gens de Manhattan qui font des émissions, généralistes ou pas, le plus souvent pas, conformes à leurs croyances, à leurs opinions, à leurs cultures, à leurs langues, le principe c'est la diversité, l'acceptation totale dans l'esprit du 1er amendement. Du
coup, ça donne des visions très subjectives du monde, comme un immense patchwork. Comme de toute façon, les medias mainstream américains livrent aussi une vision partiale du monde... autant se faire plaisir !
Les canaux sont accessibles en streaming via leur site : mnn.org, des archives des émissions sont bien sûr également disponibles. Et ils ont aussi un réseau de Vlog affiliés particulièrement dynamique !
"Manhattan Neighborhood Network (MNN) is a non-profit organization that broadcasts programming on four public access stations in Manhattan. Our shows include news, talk shows, debates, documentaries, travelogues, live music, sketch comedy, and more. Our programs, both local to international in scope, reach up to 3 million viewers around Manhattan. We also stream live online at mnn.org, reaching audiences around the world.
Broadcasting more than 1200 active shows in 20 languages, 24 hours a day, MNN programming reflects the diverse communities that make up our borough. Sometimes controversial, always gritty and real, MNN is the pulse of New York City, because our programming is made by and for New Yorkers.
We are also a community media center that offers free classes and resources for producing public access shows."
Personnellement, j'ai découvert MNN via Add-tv (cliquez, ne serait-ce que pour l'animation de leur page d'acceuil), c'est vous dire si les émissions peuvent être communautaires ! mais je pense malgré tout que c'est une initiative réellement intéressante.
