02/11/09
Histoires téléphonées
J'ai vu un téléphone HTC pour la 1ère fois de ma vie avant-hier soir (d'ailleurs on a fait un test : l'écran tactile d'un iphone fonctionne à travers une serviette ; pas un htc ; c'est pas la même technologie, cqfd -certes). Pour précision, HTC est une compagnie de Taïwan qui existe depuis 1997 (il serait temps d'acheter des téléphone directement auprès des gens qui les fabriquent depuis des années pour tout le monde...)
Et aujourd'hui je découvre leur campagne de promotion pour le marché occidental : "Quietly Brilliant".
Je félicite leur agence de pub (agence Deutsch), c'est du bel ouvrage, me faisant un peu penser à la campagne "The Computer is personal again" de HP (agence Goodby, Silverstein & Partners).
Cela dit, j'ai surtout réalisé en la voyant notre dépendance croissante aux écrans et stockages de données de toute sorte.
Du fait je suis ravie de partir à la campagne ce soir, quand le téléphone ne sert qu'à fixer un point et une heure de RDV et qu'il s'oublie ensuite dans un coin de sac à y mourir en silence. Je pense que je rendrai mon téléphone un jour prochain, cela fait 2 ans et chaque jour, je questionne la sécurité que l'outil représente, le confortable m'effraie, comme une corde au pied, un numéro de plus pour me mettre en boîte.
26/10/09
Parenthèse bergère
"Depuis l'après 1789, j'ai peur que de main de maître
le bourrichon nous soit monté. Politiquement, parlant, en tous cas… Les
petits princes sont toujours en demande de moutons à tondre, et c'est
ce qu'on leur accorde d'enthousiasme. Aujourd'hui de plein gré les
moutons dansent au casse-pipe, invitant les loups à jouer les DJ dans
les fêtes qu'ils donnent au fond des bergeries, pour fêter la
démocratie. Bien joué. Les dîmes et les gabelles ont juste changé de
label, non seulement toujours présentes, mais plus diversifiées, elles
ont fait des petits, la manière a changé, le principe demeure, avec ce
grand précepte qui est de laisser pisser et bêler le mouton juste de
quoi ne pas lui laisser comprendre qu'il n'a, de toutes façons, qu'à la
fermer. Un mouton, même s'il gueule, ça ne tient pas à conséquence.
Tout petit on apprend aux agneaux le silence."
Pierre Pelot, "Dessine-moi des moutons", chronique "Bavardages" du 18 octobre 2009, Vosges Matin.(lisez la suite en ligne...)
Vous ne lisez pas Pierre Pelot ? Vous devriez.
Mes parents sont fans et ses bavardages sont la petite joie des dimanches que je passe parfois en famille autour de Vosges Matin (dont le site a un gros pb en ce moment).
25/10/09
Momus est à Paris.
Et je n'y suis pas.
C'est très difficile à supporter comme idée...
Même en ayant vu la Parodie Parade de Paul Paviot cet après-midi.
AAAARGH!
Néanmoins, achetez son livre !
22/10/09
ça arrivera
J'aimerais vraiment, vraiment pouvoir raconter Montréal, et puis Angers, et puis Charleville avant cela, les marionnettes... Je n'ai pas été au salon FLTM, je suis désolée Ibert, je n'ai pas profité de toutes les opportunités.
J'aimerais vraiment, vraiment raconter, il y a eu tant de choses vues, faites, appréciées, tant de gens aussi, le monde entier des gens bien, vous vous souvenez ?
J'aimerais vraiment cela, comme j'aimerais vraiment toucher terre pour pouvoir le faire.
Mais là, ça n'arrive pas.
Pas tout de suite.
Bientôt. Promis, bientôt.
n'avoue jamais from usmar on Vimeo.
Alors en attendant, une des fabuleuses surprises que des journées de trop d'heures m'offrent aussi, parfois, au milieu des tableurs et des arrondissements d'angles, pour se souvenir de ce qu'il y a au fond d'important. Une belle rencontre avec Usmar, au détour d'images, du souvenir d'une agréable rencontre avec un Hippolyte parti aujourd'hui vers de plus beaux cieux, devenu photographe, et dont les visions de cauchemars soudain s'animent aux bras tendus de la Cie Zapoï, sur la musique d'Usmar, que j'écoute en boucle depuis trois jours.
"Dracula" : la bande annonce from usmar on Vimeo.
06/10/09
J'suis toute mêlée dans les rues de...
elsia dans les parages... on n'est pas rendus... heureuse moi !
18/09/09
Où on en est ?


Où j'étais.
Où je vais.
Et peut-être ?
La vie est douce quand on court entre les trains.
09/09/09
Comme un livre à la reliure élégante, mais dont la langue t'est inconnue.
Les images sont revenues, en regardant la vidéo postée l'autre jour.
ce visage impassible, toutes ces choses qu'on ferait parfaitement ailleurs, "chez soi", regarder par la fenêtre d'un bus, d'une chambre, marcher dans des rues, entrer dans des boutiques, ou ne pas y rentrer, fermer les yeux à la lumière trop vive, les ouvrir pour sentir l'air y affleurer, et pourtant le faire ailleurs que "chez soi", pas pour l'opportunisme de l'avoir fait, pas pour le raconter, juste pour ne pas y être, pour être ailleurs, juste pour n'être pas supposé comprendre, pas supposé faire, pas supposer supporter, pour ne pas être sans excuses, pour en avoir des tonnes, et faire malgré tout, regarder malgré tout, ouvrir la porte inconnue comme la sienne, allumer la lumière inconnue comme la sienne, traverser les rues inconnues comme les siennes, avancer comme si on était encore soi, un soi cohérent avec un départ donc un commencement.
être parti.
et revenir.
et repartir encore.
où que soit le "chez soi".
pour admettre que le "chez soi" n'en est pas un.
alors à quoi.
avance.
parfois elle sourit aussi.
04/09/09
Qui se souviendra que les origines du symbolisme se trouvent dans l'hyperréalisme ?
"La nature est le casier où l'art prend les caractères qui lui servent à exprimer ses idées, ses combinaisons. Il résume ces caractères dans l'apparence la plus probable de la réalité des êtres et des choses, réalité doublement mobile et variable, d'abord par la lumière si changeante, ensuite par l'imagination, qui la considère différemment suivant les divers instants et aspects où elle l'entrevoit.
(...)
Ne pouvant tout prendre de la nature, l'art ne la reproduit donc pas absolument. Fatalement, entre elle est lui s'interposent les délicatesses sans nombre de toutes les sensations qu'elle provoque ; et sa représentation, avant d'être fixée, traverse encore toutes les particularités que comporte l'application des formules. Aussi, d'un même objet, d'un même rayon lumineux, résultent autant d'exemplaires différents, quoique semblables dans les généralités d'aspect, qu'il y eut d'efforts voulant retracer la même image. Le choix auquel est contraint l'artiste doit justement faire considérer la nature comme engin de travail."
Du Dessin et de la Couleur - "La Nature considérée au point de vue de la pratique des Arts" - Felix Braquemond (1885), in "Ecrits sur l'art" (éd. L'Echelle de Jacob).
Image : Study of Gneiss Rock, Glenfinlas, John Ruskin, 1853.
01/09/09
政権交代
Au fait, j'ai parlé de plein de choses ce week-end, de vacances, de feuilles rouges, etc. Et pas du grand chambardement actuel au Japon. Il se trouve que j'ai fait une itw en juin pour OEx, autour de questions sociales et économiques, avec Bernard Thomann, il restait dubitatif (il n'est pas le seul, d'ailleurs). Je vais travailler pour que ça sorte bientôt, on serait parfaitement sur le créneau. Pour ce qui est du changement de régime en cours, bien sûr, la capacité d'inertie nipponne est indéniable, donc on verra bien. Disons un chambardement 'à la japonaise', tout de suite ça change un peu la connotation.
Comme dit, on verra bien. Mais a priori, c'est déjà une nouvelle d'importance. (à défaut d'être sûre qu'elle soit bonne)
image : issue de NéoJaponisme (c'est la tendance aux frères ennemis ces temps-ci...)
31/08/09
En vacances à Munchen
On va encore dire que je poste trop de vidéos, mais il se trouve que j'ai réalisé hier soir devant ma télé (j'ai des insomnies, je m'occupe comme je peux), que Jason Mraz (son site fait peur, pas au sens vomir-des-yeux du Dernier cri mais au sens
la-voix-d'outre-tombe-a-encore-frappé du terme) a passé les mêmes vacances que moi.
Sauf que lui, c'était pas des vacances, c'était sa tournée. Et qu'il en a fait un clip pour son dernier single 'Make it mine'.
(ce type est un mec sympa)
Le fait est que du fait, grâce à cette vidéo, vous pouvez avoir un aperçu global de Munich pour pas cher, reprenant globalement les trajets empruntés par Mister Gw. et moi, notamment des vues de l'incroyable spot de surf du jardin anglais (un des spots les plus réputés d'Europe, et toujours plein), de la tour chinoise avec bretzels du même jardin, des promenades en ville, etc.
Moi, je sais ce que je vois du fait, genre l'église derrière lui sur le pont, on a été la visiter, il pose devant la plus vieille brasserie de Bavière, où nous avons obligeamment vidé des litres de bière en discutant avec
un bavarois exilé en Espagne par amour et qui avait vécu 6 mois à Saint-Germain-des-Prés (d'ailleurs, leur brune est excellente, ce que je n'aurais pensé), et surtout pile à 2.16 de la vidéo, derrière la statue, on peut deviner le Parlement de Bavière où nous dormions (parce que Gw. est un garçon classieux qui était nourri-logi-blanchi par la Fondation Maximilianeum), etc.
Mais je conçois, que sinon ça puisse paraître obscur, surtout qu'il montre un panneau d'Amsterdam à un moment donné... ??
Bon, grosso modo, disons que ça me donne une excuse pour poster -enfin- les quelques photos que j'ai prises de ces vacances ! Le chateau, c'est le Palais de Nymphenburg, où est né Louis II et qui renferme une pièce merveilleuse : la "Galerie des beautés" du grand-père, Louis Ier de Bavière...
L'homme était obsédé par la beauté féminine, l'idéal de beauté pimpante, il a fait peindre des portraits des plus charmantes personnes de son temps, depuis la fille de cordonnier jusqu'à la plus pure noblesse britannique (imaginez le choc pour l'époque, mettre les deux sur les même plan !), et il a fait accrocher le tout dans une pièce de la Résidence princière ouverte au public !
Un peu comme un ado
qui tapisserait sa chambre de photos de mannequins, mais en version princière. Je précise que sa femme n'était pas incluse dans la sélection, mais sa dernière maîtresse Lola Montès, si, ainsi que celle qui allait devenir la femme de son fils. Rien que pour ça, Nymphenburg mérite d'être visité !
Aussi son immense parc et la multiplicité de ses pavillons, collections de carrosses, de bustes antiques et de porcelaines, en font un endroit qui prend bien une journée entière à explorer par ailleurs.



Nous avons aussi été à Darau, dans un tout autre genre. Peu de photos, beaucoup d'ados en mini-shorts,
mp3 dans les oreilles, à s'arroser à l'orée du complexe crématoire... très difficile pour moi, je ne pensais pas du tout me sentir si outrée par leurs attitudes, Gw. était plus mesuré que moi, j'aurais bien jappé, mais ça aurait été encore pire. Remarquez que ça m'a fait prendre conscience de ce que je considère vraiment comme des endroits 'sacrés'.
Pas de photos de la rétrospective Dubuffet que nous avons visitée, mais c'était très bien aussi. Par contre, une photo d'une expo que nous n'avons pas visité mais qui avait l'air très bien, sur 400ans de relations entre la Chine et la Bavière
Dans la rue principale, pile le jour où j'ai débarqué, il y avait un festival énooooorme sur l'écodurabilité, avec plein d'associations, des démos de massages, de voitures et scooters électriques et/ou solaires, des ONG, de la musique, de la danse, des compétitions de skate, de bike, de saut à la perche, et beaucoup, beaucoup de bière aussi, forcément.






