01/05/08
ça y'est ! elsia ré-emménage !
Il m'aura fallu deux bons mois pour être bien sûre que mes valises étaient posées, que tous les fils étaient branchables et branchés et que ça y était, j'y étais et pour de bon, à Strasbourg, dans mon nouveau boulot, dans mon nouvel appartement, dans cette nouvelle vie.
Demain je pends la crémaillère, alors je me suis dit que j'allais faire dans la synchronie et reprendre possession de ces lieux familiers mais unpeu délaissés ces derniers temps de connexion "faible voire inexistante".
Temps révolus et reprise des activités, à commencer par quelques vues de mes nouveaux environnements...
(J'ai eu comme un sentiment familier quand j'ai vu la lessive se balancer dans la cour, le sentiment d'avoir choisi le bon endroit)
métal/béton/gris/rouge
(manifeste architectural, pictural, 
typographique, oeuvre totale et pas tous les jours pratique)
28/02/08
youpitralala (je manque d'inspiration)
Tada ! De retour ! Des fois, il y a trop de nouvelles en même temps pour réfléchir à quoi que ce soit, et le bloggisme s'éloigne un peu, mais juste un peu !
En effet, sachez en vrac que je retourne à Strasbourg déjà, pour de bon ou en tout cas pour un bout de temps, Clermont dans le rétro, il y a des choses que je regretterai sans le moindre doute (les amis, les thés, les smoothies, les amis, la cuisine de mon oncle, mes cousines, les amis, les expos, le rugby, les amis...), j'ai eu le temps de goûter aux ramen fait maison du Maiko de Clermont, enfin! après trois tentatives infructueuses où il n' en avait plus au moment où on arrivait... et bien c'était bien bon ! Je replonge dans l'illustration aussi, comme un poisson dans l'eau et avec un enhousiasme non dissimulé, avec un job à la Grande Bibliothèque qui va ouvrir ce printemps. Je me suis trouvé un petit appartement aussi, meublé par un designer d'espaces pour enfants, du coup j'ai une super cuisine rose ! Je galère un peu pour m'assurer un raccordement le plus rapide possible à internet mais bon, on va s'arranger.
Mais il y a d'autres nouvelles qui m'ont étonnée et réjouie, de manière un peu cruche mais où je me suis dit, il y a plein de petites choses positives autour de moi en ce moment !
Avant-hier déjà j'ai reçu un mail de Seyhmus Dagtekin, qui existe bel et bien et dont j'avais parlé ici, je ne sais pas du tout comment il a eu mon mail mais je dois avouer que j'ai dû m'y reprendre à deux fois pour être bien sûre que je ne rêvais pas ! Quand on admire le travail de quelqu'un et que soudain on se découvre dans son carnet d'adresses, je vous assure que ça fait un choc ! Enfin bref, le tout était pour m'informer, en tout bon hors média que cela soit, d'une soirée de lecture de la compagnie Résonances ce vendredi 29 mars au 8 rue Camile Flammarion dans le 18ème à Paris, initiant une série de rendez-vous similaires de "Poètes en résonances" jusque juin (je mets le flyer en image, cliquez pour voir en grand). Je ne pourrai pas y aller mais je vous encourage, je ne saurais trop dire combien j'admire Dagtekin et me fie à son goût pour les poètes talentueux à découvrir dans son sillage.
Une autre nouvelle que j'ai apprise par hasard mais avec immense joie très mais alors très cruchonne, je préviens d'emblée. J'avais dit un jour que j'expliquerais pourquoi Sydney Pollack était merveilleux et combien Daniel Henney était absolument délectable... Pour le 1er, je ne me lancerai pas encore tout de suite, mais pour le second, l'explication ne sera peut-être pas nécessaire au final ! puisque cet être charmant, sympathique, et surtout incroyablement séduisant va jouer dans le film Wolverine et que du coup, le monde entier va pouvoir découvrir à quel point il s'agit là d'un spécimen rare de Mr Perfect (en reprenant l'un de ses films). Il n'a pas fait que de bons films, ok, il est parfois un peu trop
parfait pour être honnête, peut-être... Mais il a l'incroyable mérite d'avoir joué dans ma série coréenne préférée, My Name is Kim Sam-soon, que je re-regarde encore et encore depuis 3 ans sans me lasser, ce qui est très fort pour un drama, convenons-en. Et surtout, au-delà d'avoir un physique parfaitement décent, si ce n'est plus, ce garçon a un sourire à vous illuminer une pièce. Et puis son dernier film en Corée que j'ai vu de lui était très bien, sur le parcours d'un métis qui cherche à retrouver ses racines, vraiment très bien joué, il a fait des progrès indéniables...
Enfin bref, je suis toute contente et tout fière de lui sans aucune raison valable, et vous savez quoi ?
Être content sans raison valable, ça fait un bien fou !
Ce clip est une espèce de bonbon de St Valentin en retard on va dire, avec plein de sucre et une once de sentiment de culpabilité parce que c'est vraiment pas le genre de musique qu'on peut citer dans une conversation, mais plutôt le genre qui fait sourire mes amis quand j'en parle mais je suis persuadée que ça peut soigner de plein de choses, la barbe à papa auditive.
Ingrédients : la voix d'Alex de Clazziquai, groupe que j'aime bien, qui fait de musique "fusion" majoritairement pop mais avec plein de petits ajouts qui valent le coup - dont une tentative de français pour une des transitions de leurs albums avec cigarette et ambiance dépressive, on voit l'image de la France ! ; Daniel Henney qui fait des clins d'oeil toutes les 5s. et qui surtout surtout explose son micro en essayant de faire un mouvement bien classieux en direction de la caméra (on peut pas avoir l'air stylé tout le temps en Corée, faut toujours le déail qui casse le truc j'ai l'impression) ; et la plus que charmante Uhm Jung-hwa, qui a l'air toute choupy cruche à faire le chaton mais qui a un indéniable sens des affaires quand on voit le compte en banque que lui a fait sa marque de lingerie récemment (j'ai bien aimé son dernier film, par ailleurs, très sensuel, comme toujours avec elle). Le tout fait la bande son du film Mr Perfect, idéal pour les accros aux comédies romantiques, sans détrôner les spécialistes anglais pour autant, entendons-nous bien.
Pour conclure, Vive la Cruchitude de temps en temps !
31/01/08
L'art comme question de confiance
J'ai trouvé ceci par hasard hier, et je me suis dit que tel était un bien beau programme pour la nouvelle année, les nouvelles perspectives se dessinant de manière confuse encore mais enthousiasmantes pour le moins.
Soeur Morita Kent m'a tout l'air d'être un personnage tout à fait singulier, et ses travaux intéressants également
28/01/08
Tout le monde devrait regarder 'En route pour la Norvège.' / Absolument. 'En route pour la Norvège' est une bonne émission.
Une chute de vélo, la mort du père et ses conséquences.
Ou comment Doppler, être masculin norvégien 'normal' tendance bobo, avec vaste compte en banque norvégien, maison rénovée norvégienne, femme norvégienne enceinte, adolescente norvégienne déguisée en elfe et mini-Gregus norvégien mais encore récupérable, se retrouve dans la forêt avec un élan pour meilleur pote.
Ou encore "celui qui acceptait sa misanthropie fondamentale comme premier pas vers une autre vie".
Doppler, roman norvégien épatant de Erlend Loe, aux éditions Gaïa.
Une seule chose à ajouter :
Ne vous moquez pas juste à cause de cette histoire d'élan - Lisez-le, vraiment.
"J’ai fait tant et tant de choses.
Je me suis tellement appliqué.
Je me suis tellement appliqué que c’est à en gerber.
Je me suis appliqué au jardin d’enfants. Je me suis appliqué à l’école primaire. Je me suis appliqué au collège. Au lycée, je me suis abominablement appliqué. Je ne me suis pas appliqué que scolairement, je me suis aussi appliqué socialement. Et je me suis appliqué sans pour autant être un moule à gaufres, sans bachoter, sans me contenter de bosser ce qui était au programme. Car si j’étais appliqué, j’étais parfois rebelle, insolent, j’avais envers mes professeurs un comportement à la limite de l’admissible ; et pourtant, ils m’aimaient plus que les autres, et pour arriver à ça, il faut être appliqué sur un mode incommensurablement immonde, me dis-je aujourd’hui avec effroi. J’ai été appliqué dans mes études universitaires, au cours desquelles j’ai fait la connaissance d’une petite copine super – appliquée, avec qui je me suis marié d’une manière appliquée, entouré d’amis appliqués, après qu’on m’a proposé un job appliqué qui m’a permis de faire un bras d’honneur appliqué aux autres jobs appliqués. Plus tard nous avons eu des enfants, que nous avons élevés de façon appliquée et une maison que nous avons rénovée de façon tout aussi appliquée. Pendant des décennies, j’ai pataugé dans cette mare d’application. Je me suis réveillé dedans, et je me suis endormi dedans. Je respirais l’application et, peu à peu, j’ai perdu la vie. Voilà au train où sont allées les choses, voilà comment aujourd’hui je vois les choses. Que Dieu interdise à mes enfants d’être aussi appliqués que moi. (…) l’application est addictive, on devient applicationo – dépendant. Dès l’instant où l’on est devenu appliqué, il n’y pas de limites à ce que l’on est en état d’accomplir pour continuer de recevoir de la part de son entourage des retours positifs sur l’application dont on a fait preuve. L’application est une spirale qui s’autonourrit, s’autoamplifie, et qui n’éprouve jamais le besoin de connaître l’achèvement.
On peut être appliqué en tant qu’élève et en tant qu’étudiant, puis l’être dans la vie professionnelle, syndicale et associative ; on peut être appliqué dans son rôle de partenaire, d’ami, d’époux, de parent, de consommateur, en fait, il n’y a rien qu’on ne puisse pas faire d’une manière plus appliquée que les
autres ; on peut vieillir en s’appliquant, on peut être malade en étant appliqué et on peut mourir avec application, ce que j’aurais indubitablement fait si je n’étais pas tombé de vélo et si je ne m’étais pas cogné la tête. Ce qui, désormais, n’arrivera jamais. Je vais mourir sans m’appliquer, et plus jamais je ne m’efforcerai de parfaire quoi que ce soit tant que je vivrai. Dorénavant, je ne vais plus rien parfaire, rien. J’ai parfait pour la dernière fois et je me suis appliqué pour la dernière fois."
Doppler, roman norvégien épatant (bis) de Erlend Loe, aux éditions Gaïa.
19/01/08
à terre d'un direct dans les pupilles
ce que j'ai dans les yeux en ce moment...
...des illustrations de Vana Zouravliov et de Jin-young Shin et des photographies de Rebecca Méndez et de Penelope Umbrico...
... et les images lointaines d'un Japon occupé que livre John W. Benett.
15/01/08
Le stress, et les découvertes qui l'entourent
Présentement dans un état de stress assez intense pour des raisons professionnelles, je suis un véritable lion en cage, procrastinant sur certains points, papillonant autour de données et d'informations diverses, ce second semestre scolaire débute rudement pour être honnête !
Petite revue des activités récentes :
- lu un essay sur la construction de la masculinité fantasmée d'après SMAP chez la Japonaise de la génération précédente à la mienne (moi je serai plus de la génération Arashi je pense, si je devais m'évaluer en ces termes... soupir) plutôt bien documenté et avec des perspectives parfaitement en phases avec mes propres théories sur les rôles de jeunes 1ers de la jpop que j'observe de loin en loin, aussi des articles divers sur le concept de droits de l'homme optionnels et les évolutions récentes de l'économie/société japonaise... rien de très étonnant ni de très neuf mais précis et ça m'a encore énervée assez spéctaculairement pour certains de ces textes je dois l'avouer !
- découvert que chez certaines chanceuses personnes, les murs pouvaient devenir d'une beauté lumineuse, ludique, et même magnifiquement bourgeonnante... j'aime le papier peint quand c'est le sub-studio qui en parle
- suivi les activités de Hercule Poirot sur TMC l'après-midi en faisant de la broderie comme une charmante grand-mère, à laquelle ne manquerait que la tasse de thé fleurie précisément, alors que se succèdent dans la plus grande simplicité les phrases : "Cet empoisonnement brutal, quel choc ! Vous prendrez bien une tasse de thé ?" mon sourire est dans le battement de cils de la charmante grand mère qui ne me voit pas avec ma broderie et ma tasse de café, de l'autre côté de l'écran
- joué au "jeu flash le plus laid de la terre" (copyright Cé.), créé par des gens très sympathiques que j'avais oublié dans les profondeurs de mes favoris et que j'ai retrouvé chez Suzanne G. grâce à qui j'ai aussi retrouvé le nom de Marc Ryden après avoir été surprise de trouver un recueil de ses travaux dans une édition japonaise égarée à Montreuil, ne pas l'avoir achetée, l'avoir regretté amèrement, et le tout après avoir découvert que les Weepies avaient des vidéos adorables aux couleurs de l'ASM (allez Mimi, désespère pas, même si le destin européen du club n'est plus vraiment entre tes mains, il n'est pas encore complètement dans les choux non plus !)
- vais m'atteler à l'étude sur les jeux vidéo que Steven Poole a rendue publique... "In the beginning, the planet was dead. Suddenly, millions of years ago, arcane spontaneous chemical reactions in the primeval ooze resulted, by a freak cosmic chance, in the first appearance of what we now call
“the code of life.” Formed in knotty binary strings, each node representing information by its state of “on” or “off” and its place in the series, the code grew adept at replicating in ever more complex structures. Eventually, the organizations of code became so dense that an overarching property emerged that could not be explained by reference to any of the constituent parts. This was “life” itself. (...) Biologically speaking, early videogames were, as they are today, radically exogamous—that is to say, they did not replicate by breeding with each other, but with “humans,” a preexisting carbon-based life form whose purpose was, and still is, unknown but seemingly providential.(...) The fittest survived.But nothing could be certain in the great evolutionary game. (...) Remember, humans, it’s not how you play the game that counts, it’s whether you win or lose. >Player 1 Ready 0101111111010101001111101010111111110101010011 0011111100101010001000000101010100000011111100101110 1010010000101000111101001010100100101010010110111" Vertigineusement geek et relativement inquiètant dans sa morale, mais qu'importe, peut-être comprendrais-je mieux l'intérêt des championnats de jeux vidéos retransmis sur arirang au terme de cette lecture...
- enfin last but not least, appris que 3191 avait déjà 365 matins et se terminait sur le plus beau cadeau qui soit, l'édition, avant de se transmuer de ce jour en soirées d'une année pour ne pas tout de suite se quitter, voir le monde à travers les lentilles des autres demeurant toujours une grande source de calme pour l'angoissée en moi
Egalement j'ai vidé mon appareil photo, comme vous pouvez le constater... pour y retrouver des images plutôt calmes, étrangement.
...et j'aime aussi les rencontres de Ter et je n'oublie pas même si j'ai l'air, je suis juste dans mon cercle vicieux, mais des félicitations et des baisers par centaines malgré tout !
08/01/08
de l'autre côté du viseur, année nouvelle
pour bribe de belle année à ceux qui passent par là...
je reviens bientôt, une fois la tempête examentaire et pulmonaire qui m'assaille passée !
18/12/07
Où il est question de bisons...
J'aime les coïncidences et de ce nouvel ajout récent à ma discothèque qu'est Moriarty, j'ai été surprise de trouver un écho graphique chez David Fullarton découvert le lendemain même !
PS : Milk Tooth, le cd des très très bien Katawumpus vient de sortir là tout de suite maintenant et ça c'est une bonne nouvelle aussi !
16/12/07
Papillote
Qui aide le père Noël à fabriquer les cadeaux ? , disait la papillote du jour...
a. Les nains de jardins
b. Les Beatles
c. Les lutins
Je n'ai pas choisi la bonne réponse, et ne l'ai pas regretté.
12/12/07
Du Sexe en veux-tu ?
...et bien en voilà...
Vous n'y échapperez pas !! Je suis fière comme Artaban de cet article-entretien-interview-débat énorme sur lequel au final j'aurai travaillé depuis juin : ça parle de la sexualité japonaise, c'est un entretien avec Agnès Giard, auteur de L'Imaginaire Erotique au Japon, publié au début de cette année chez Albin Michel.
Correction, typo, reformatage parfois, iconographie aussi, le rédacteur en chef et moi, on a passé des nuits dessus et du coup je suis un peu pire qu'une mère sur cet article ! Je voudrais que le monde entier le lise ! Il y aura 5 parties en tout, les 2 premières ont été mises en ligne hier, enfin -ouf !
Et sinon par ailleurs j'ai eu le plaisir impromptu de découvrir qu'on collègue écoutait la même musique que moi, il m'a envoyé des vidéos dont j'ignorais l'existence des demoiselles de Kiiii et de OOIOO, en même temps je suis cruche, j'écoutais et j'avais jamais pensé à regarder si elles avaient des vidéos ! Enfin bref, j'aime bien les heureuses surprises comme ça donc je partage dans le même élan !
4 little Joeys, la 1ère chanson que j'ai écoutée d'elles, et qui est toujours en bonne place dans mon baladeur histoire de se motiver le matin, honnêtement j'ai pas encore trouvé mieux !
Et en dessous un live parce qu'elles dépotent grave et que je suis résolument fan !!!!
Et pour finir, UMO de OOIOO, parce que, na, c'est bien, point barre, et la vidéo est vraiment super super bien.














