22/10/07
Millénarisme et naïveté, ou la Stratégie des céréales, ou encore "vous ramperez sur vos genoux pour quelques miettes de pain"
Ca fait longtemps que j'avais envie de parler de la tentation millénariste qui plane dans notre air, j'ai trimballé un article dans tous mes déplacements successifs depuis un an, juste pour ça, un article d'un journal tout pourri, de ceux avec toutes le petites annonces en papier pas bien beau, mais il se trouve qu'il y avait dedans un article où Pierre Pagesse, président de Limagrain, dissertait sur les projets du groupe en Asie.
Un article qui faisait peur, étrangement, froidement, comme on vous explique des orientations stratégiques très sérieuses et très pas drôles à lire dans un journal pas fait pour ça, entre un bon de réduction pour la galette des rois et quelques pages d'annonces cochonnes. Je voulais en parler et puis je ne trouvais pas les mots, aujourd'hui j'ai un bon paquet d'heure de Stratégie par semaine, plus des Finances, du Droit stratégique et dès après-demain de la Veille stratégique, et pourtant je ne suis toujours pas sûre de moi.
C'est cet article du Monde de cette nuit qui m'a fait réagir.
Je n'ai jamais caché comprendre parfaitement le frisson qu'il peut y avoir à être de la génération qui verra la fin du pétrole, qui verra le terme des bases de la dynamique de "progrès" opérée jusque là, voire le ressentir moi aussi, quoiqu'avec culpabilité. Parce que toutes les époques ont cru être nées pour voir la fin ou le changement du monde tel qu'elles le connaissaient, parce que toutes les époques ont connu évolutions climatiques et bouleversements technologiques (je n'aurais pas voulu être en hiver sous Louis XIV, je peux vous le dire). Mais on nous dit que c'est différent. Le problème, c'est que l'histoire m'a rendue relativiste.
Reste que les gens mettent leurs billes de côté, misent sur d'autres fronts. On a l'impression que rien n'est fait, mais ça n'est pas possible, question de maintien du train de vie, nul ne veut perdre ce qu'il a, la puissance reste la puissance même sur des bases différentes. En quoi sont faites les armes ? dérivés de pétrole les crosses non ? Des plans B sont prêts, obligatoirement. Si EDF a laissé publié ça, c'est que ça n'est pas grave. On ne dit quelque chose que lorsque ça n'a déjà plus d'importance, que le problème est dépassé, qu'on veux juste de l'argent en plus mais qu'on sait déjà comment on fera, c'est un basique. Provision pour risques en compta, la même chose échelon production. Ou alors on est un abruti. Et j'en doute pour tant d'argent et de pouvoir en jeu. Mais je suis sans doute naïve.
Exemple de plan B (quoiqu'un peu foireux, selon mon avis), Limagrain justement, et leur développement en Asie, source mineure, passée inaperçue, InfoClermont n°1126, si vous voulez tout savoir, je ne sais même pas si c'est le genre de truc à être archivé, ça relève peut-être du dépôt légal mais ça n'est même pas sûr.
Pierre Pagesse donc.
Limagrain donc, groupe "coopératif" lié à Vilmorin et Cie, connu pour ses requêtes et ses tests OGM, la cause des procès de Clermont pour déracinage, ça en cause même au Grenelle. Aux portes de devenir le 3e semencier mondial, déjà le 2e sur les semences potagères, leader européen des semences de jardin, mais surtout, surtout leader européen sur le blé, l'orge, le tournesol, les pois et les fourragères et 4e américain pour le maïs et le soja. Pas mal. Côté CA, ça tape à du 1, 09 milliards d'euros pour 2006 avec une croissance de 5%, dont 6 millions viennent de Chine, inutile de dire que la croissance y dépasse bien les 5%, de loin, et je ne parle pas de l'Inde ou des alliances passées au Japon, ni même des placements au Moyen-Orient. Sans compter que Limagrain est aussi le 1er boulanger industriel français aujourd'hui (mais si, vous voyez... les pains Jacquet, c'est eux) et le leader européen des farines dites "fonctionnelles". Dans ce chiffre d'affaires, il faut conpter que 13% partent en Recherche et Développement, ce qui fait plus de 100 millions d'euros, dont 20% uniquement pour les biotechnologies, le tout finançant quelque chose comme plus de 1 100 chercheurs, à votre avis ils vont où les experts en agronomie et en biologie du pôle universitaire de Clermont I qui a récemment été la 1ère fac de France à adopter l'indépendance prônée par M. Sarkozy ? En gros, c'est pas le n°1 sur le marché, loin de là, y'en a des plus gros devant, mais c'est déjà significatif. Et ils en ont des choses à dire...
Reste donc l'article, les orientations stratégiques prises vers l'Asie. J'ai trouvé M. Pagesse éloquent sur le sujet, ça pourrait être la réplique d'un roman d'anticipation, d'un film catastrophe à mon sens, peut-être ça vous semblera anodin mais dans le contexte actuel où les céréales sont présentées comme le remède ultime contre la pénurie de pétrole, sacs en amidon de maïs et biocarburants à l'appui, dans le contexte de cet été et de la psychose sur le prix du pain dûe à une pénurie à venir de ces mêmes céréales dont on promet tant... je n'ai pas regretté d'avoir gardé l'article.
Voici donc ce que disait en début 2007 M. Pagesse sur les raisons de l'expansion vers l'Asie du groupe (la preuve que ça n'est pas la faute du Grenelle, et que c'est loin d'être de l'actualité) :
"Nous avons cru -sans doute naïvement- pouvoir tout développer à partir de nos recherches en Europe. Aujourd'hui ce n'est plus à l'ordre du jour. Nous allons établir nos recherches aux Etats-Unis, en Inde, en Chine, et ailleurs, peut-être en Australie. Quand l'Europe ouvrira les yeux, nous reviendrons avec notre savoir-faire, et des technologies qui auront fait leurs preuves ailleurs.
L'Union Européenne va perdre ses atouts en terme de recherche, de technologie et pourrait perdre son indépendance alimentaire.
Ce serait une erreur fondamentale de tourner le dos aux technologies et de ne pas le dire aux populations. Ceux qui auront fait des progrès s'en sortiront, et si l'Union Européenne dépend de leurs bâteaux pour manger, ce sera pire. Il ne faut pas oublier que nous devons notre niveau de vie actuel aux investissements de nos parents et grands-parents."
On appelle ça de la "Stratégie" sur le long terme, sur le très long terme.
C'est une communication étrange, passée inaperçue, dans un média non-officiel, du type pas ou peu dépouillé par la veille de la grande presse, ou bien laissé passer parce que d'une évidence limpide pour tous ceux qui ont déjà mis leurs billes de côtés.
Il y a de la naïveté dans ce ton de menace, dans ce discours salvateur contre monnaie sonnante, "dépendre de leurs bâteaux pour manger"...
Du millénarisme.
2020, disent-ils ? Nous verrons bien.
Je suis naïve, je sais, je sais.
06/04/07
14/03/07 - "Câlins gratuits"
"I don't mind where you come from, as long as you come to me"
Alors que l'enquête sur le Contexte de la sexualité en France réalisée par l'Inserm, l'Ined et l'Anrs vient de voir ses premiers résultats publiés, le Ministère de la Santé lance du 11 au 21 mars 2007 la version française de la campagne mondiale "Free Hugs"/"Câlins gratuits", lancée par Juan Mann il n'y a pas si longtemps (l'histoire en images).
Pour moi, ce genre de campagne est d'une importance cruciale et d'une grande beauté, je suis très contente que le gouvernement français s'y associe et en fasse si largement la promotion. J'ai préparé mon petit carton moi aussi et je vais aller me promener dans Clermont avec fierté.
Je me fais l'écho du communiqué de presse du Ministère de la Santé et ai posté les vidéos sur Youtube avec une immense joie, il y a déjà des vidéos françaises sur le web d'ailleurs, le site www.contreladiscrimination.org est pas encore en ligne aujourd'hui mais bientôt bientôt, je pense.
C'est beau, c'est important, c'est pas grand chose en apparence mais c'est là :
"Lutter pour une meilleure acceptation sociale des personnes atteintes du VIH Sida constitue un axe majeur des actions de lutte contre le VIH mis en place par Xavier Bertrand, Ministre de la santé et des solidarités.
En effet, les discriminations cumulées peuvent entraîner les personnes à avoir un comportement de prises de risques. À l’inverse, mieux acceptées par la société, les personnes atteintes sont plus sensibles à la prévention : meilleur suivi thérapeutique, meilleure observance des traitements, renforcement plus général des comportements de prévention…
C’est pourquoi, Xavier Bertrand a souhaité poursuivre les actions de communication pour lutter contre les discriminations des personnes séropositives et lance avec l’INPES à partir de ce dimanche 11 mars, une campagne « free hugs » (câlins gratuits) pour inciter chacun à étreindre son prochain dans un élan humain, spontané et désintéressé.
Une distribution de « free hugs » (câlins gratuits), car séropositifs ou non, nous vivons tous ensemble.
Le free hugs est un symbole fort, une attitude positive, un geste gratuit, un élan humain et spontané qui pourrait être repris par chacun pour lutter contre la discrimination des personnes séropositives.
Le principe est simple : écrire « Free hugs » (câlins gratuits) sur une pancarte, descendre dans la rue et attendre que les gens viennent vers vous et vous serrent dans leurs bras. C’est ce geste symbolique fraternel, véritable phénomène émergeant aux quatre coins de la planète qui est mis en scène pour la première fois en France dans deux films (40 secondes et 1 minute).Ces films, à mi-chemin entre le clip et le « happening » de rue, seront diffusés du 11 au 21 mars sur les chaînes de télévision hertziennes et les principales chaînes du câble pour inciter le plus grand nombre à faire de même en répétant ce geste dans la rue.
Preuve s’il en fallait du succès de ce phénomène,plus de 300 personnes (non « castées ») passant simplement dans la rue ont été “étreintes” pendant les deux jours qu’a duré le tournage du spot.
Cette campagne s’inscrit dans la continuité de la campagne d’affichage « Bravo, vous faites désormais partie des gens qui n’ont pas peur d’approcher une personne séropositive » diffusée en début et fin d’année 2006.
La campagne sera étendue sur Internet, moyen de diffusion du mouvement à travers le monde. Le site www.contreladiscrimination.org proposera aux internautes de réaliser des « free hugs » virtuels grâce à un avatar. Tous les « hugs » seront comptabilisés afin de matérialiser l’élan de solidarité suscité. Le site donnera également la possibilité de poster des vidéos personnelles de free hugs
Enfin, une série de douze portraits diffusée sur France télévisions du 26 mars au 15 juin, et réalisée en partenariat avec France Télévisions visera également à redonner une visibilité aux personnes contaminées.
Aujourd'hui encore trop d'à priori, et de fausses idées, de rumeurs infondées, circulent sur le sida et les personnes séropositives. Xavier Bertrand a souhaité poursuivre les campagnes de communication sur les discriminations à l'égard des personnes séropositives, afin de permettre de mettre fin aux préjugés et idées fausses."
PS : Par ailleurs, la chanson utilisée avec sens dans les spots est All the same des Sick Puppies.
Commentaires
les calins gratuits...j'ai croisé ça sur paris !
Le monsieur se mariait, alors il en profitait une dernière fois ^^
Tiens tiens, c'est une idée, ça : tester cette pancarte à Shibuya !!!
En effet ! Sur YT, il y a une vidéo d'une japonaise qui a tenté l'expérience dans un parc de Tokyo et c'est cruel mais ce sont essentiellement des étrangers qui la serrent dans leurs bras au début du moins, il faudra beaucoup plus de temps pour que des Japonais se laissent convaincre, je pense que c'est culturel...
18/02/07 - Le Chagrin et la Pitié
Il a fait faux bond tant de fois, à chaque fois il allait mourir mais il ne mourait pas. Cette fois-ci, il est donc vraiment mort. Maurice Papon était peut-être "la mauvaise conscience des Français" mais j'espère qu'elle ne sera pas enterrée aussi facilement avec sa dépouille. Pas de chagrin, de la pitié peut-être, sûrement en fait. On ne sait jamais si bien.
Il y quelques semaines, Cinéfac a passé Le Chagrin et la Pitié d'Ophuls, 2 parties, 4 heures, l'histoire de Vichy, de Clermont, de la collaboration, et de la résistance aussi. Une franchise qui m'a frappée, c'est vrai qu'on est alors en 71, c'est tout proche, si proche, les gens parlent de quelque chose d'immédiat presque, il n'y a pas tant encore de honte à dire ce que l'on a été, pourquoi on l'a été, ce que l'on a cru et que l'on croit peut-être toujours, pas de bombage de torse non plus, on a résisté à sa hauteur et on est revenu à ses champs. Aujourd'hui le discours est tellement biaisé, on ne dit pas, on ment, on refait l'histoire politiquement correcte.
Mendès-France s'est évadé juste au-dessus de chez moi, dans ma rue, il y a une petite plaque et un arbre devant où des amoureux s'embrassaient...
L'arbre est toujours là.
23/01/07 - Oricon VS Ugaya Hiromichi, la liberté d'expression au Japon...
Je suis très fière de vous présenter mon bébé, mon premier vrai article sur l'industrie du disque japonaise, j'ai très peu dormi récemment pour le bichoner au mieux. C'est un article "évènement" d'OEx et je suis toute fière contente comme c'est pas permis^^
Une fois l'article lu, ou même avant, je vous invite aussi bien sûr à soutenir le combat d'Ugaya Hiro dans sa lutte pour plus de liberté d'expression dans la presse japonaise, même quand il s'agit d'un Top 50, le fait que toute cette affaire soit polarisée sur un détail est hautement significatif : 50 000 000 yens pour un commentaire de 20 lignes ? il y a pas un petit problème là ?? La disproportion serait-elle à la hauteur de la main mise qui pèse sur les médias, notamment liés à l'industrie musicale et à ses produits dérivés ?
Je vous renvoie de plus à l'excellent Marxy à qui je dois beaucoup, vous le verrez, et qui est le seul spécialiste anglophone de l'industrie de la musique populaire au Japon et notamment du Johnny's Entertainment, ce qui ne doit pas être facile tout les jours... Son blog Néomarxism est une source de réflexion intarrissable, j'ai un immense respect pour lui, immense et justifié je pense, et personnellement, j'aime beaucoup son son aussi (allez donc voir le mix aperçu qu'il donne de son album, c'est très bon).
31/03/07
04/12/06 - "Prisonniers de guerre dans leur propre pays", le confinement des Japonais en Amérique du Nord pendant la 2GM
Je ne sais pas si certains se rappellent, c'était il y a très longtemps, à l'ouverture du blog, j'avais parlé de trois chansons qui m'avaient émue alors. Parmi elles, se
trouvait Kenji de Fort minor, enfin surtout de Mike Shinoda, quelqu'un que j'admire beaucoup autant musicalement que graphiquement.
Kenji évoque la mémoire de sa famille, son grand-père était un "issei" (一世), un immigrant de la première génération à être venue du Japon aux USA. Comme tous ses compatriotes, fin 1941, après Pearl Harbor, on lui a donné le choix : l'armée ou Manzanar.
Retourner au pays pour se battre contre ceux qui sont encore pour lui
les siens, ou un camp de confinement à l'intérieur même du pays où il
croyait avoir été acceuilli sans condition. Mais comme Shinoda le dit
bien, et les témoignages qu'il a insérés dans la chanson surtout, le pire n'a pas été le camp, mais le rejet, le sentiment d'exclusion profonde qui n'avait peut-être pas été tant ressenti, le xénophobisme exacerbé par la guerre, et la violence du retour, l'absence de compréhension, de 'pardon' pour une faute inexistante, pouvaient-ils
être responsables des agissements d'un pays qu'ils avaient justement
quitté, pour suivre un certain rêve américain d'égalité des chances
certainement ? C'est le même problème pour les Allemands et les Italiens, sauf qu'en fait, moins, parce que
physiquement la différence était moins visible, le racisme a été,
semble-t-il, moins violent, faut dire qu'il n'y avait pas eu d'attaque
sur le sol américain non plus, contrairement à Pearl Harbor, mais je
pense personnellement que c'est surtout sur le critère physique, mais
bon c'est mon point de vue.
Je ne sais pas si ce propos avait été bien compris la première fois que j'avais parlé de cette chanson, je n'avais pas développé l'histoire.
Le truc, c'est que j'ai découvert récemment que sur YT, certaines personnes faisaient des choses à la limite du documentaire, des diaporama très bien construits sur de nombreux thèmes, mais sur celui-ci notamment. Certains ont la chanson de Shinoda en fond, c'est frappant. Certains sont même fait pour être utilisés dans un cadre scolaire apparemment (Asian American History,
cliquez, c'est très bien fait, la vidéo va jusqu'à nos jours et couvre
toute l'Asie, donc Vietnam,etc, elle est engagée et aussi assez triste,
mis à part le fond sonore pas forcément le plus adéquat). On trouve
également des témoignages, des jeunes qui ont filmé leurs grand-parents, leurs oncles, des issei qui racontent leur histoire. Bien sûr on trouve également des vidéos en tant que telles, des vrais documentaires, un de la télé canadienne par exemple. Il y a aussi quelqu'un qui a fait un diaporama sur Manzanar en particulier avec des photos d'époque de son
oncle
et dans les commentaires, j'ai été émue parce que cette personne dit ne
pas avoir beaucoup de photos de son oncle qui est mort avant qu'elle
ait le temps de lui poser des questions, de comprendre vraiment
l'importance que ça pouvait avoir. J'ai été très surprise de trouver ce
genre de vidéos sur YT, face à la masse de vidéos 'home made' assez
cruchonnes voire ineptes, de fanvids d'animes et autres trucbidulles
musicaux, ça a vraiment été une découverte au bon sens du terme.
Il existe une autre version de cette vidéo (même bande son mais autres images).
"Kenji", Mike Shinoda.
"My father came from Japan in 1905
He was 15 when he immigrated from Japan
He worked until he was able to buy - to actually build a store"
Let me tell you the story in the form of a dream,
I don't know why I have to tell it but I know what it means,
Close your eyes, just picture the scene,
As I paint it for you, it was World War II,
When this man named Kenji woke up,
Ken was not a soldier,
He was just a man with a family who owned a store in LA,
That day, he crawled out of bed like he always did,
Bacon and eggs with wife and kids,
He lived on the second floor of a little store he ran,
He moved to LA from Japan,
They called him 'Immigrant,'
In Japanese, he'd say he was called "Issei,"
That meant 'First Generation In The United States',
When everyone was afraid of the Germans, afraid of the Japs,
But most of all afraid of a homeland attack,
And that morning when Ken went out on the doormat,
His world went black 'cause,
Right there; front page news,
Three weeks before 1942,
"Pearl Harbour's Been Bombed And The Japs Are Comin',"
Pictures of soldiers dyin' and runnin',
Ken knew what it would lead to,
Just like he guessed, the President said,
"The evil Japanese in our home country will be locked away,"
They gave Ken, a couple of days,
To get his whole life packed in two bags,
Just two bags, couldn't even pack his clothes,
Some folks didn't even have a suitcase, to pack anything in,
So two trash bags is all they gave them,
When the kids asked mom "Where are we goin'?"
Nobody even knew what to say to them,
Ken didn't wanna lie, he said "The US is lookin' for spies,
So we have to live in a place called Manzanar,
Where a lot of Japanese people are,"
Stop it don't look at the gunmen,
You don't wanna get the soldiers wonderin',
If you gonna run or not,
'Cause if you run then you might get shot,
Other than that try not to think about it,
Try not to worry 'bout it; bein' so crowded,
Someday we'll get out, someday, someday.
"As soon as war broke out
The F.B.I. came and they just come to the house and
"You have to come"
"All the Japanese have to go"
They took Mr. Ni
People didn't understand
Why did they have to take him?
Because he's an innocent laborer"
So now they're in a town with soldiers surroundin' them,
Every day, every night look down at them,
From watch towers up on the wall,
Ken couldn't really hate them at all;
They were just doin' their job and,
He wasn't gonna make any problems,
He had a little garden with vegetables and fruits that,
He gave to the troops in a basket his wife made,
But in the back of his mind, he wanted his families life saved,
Prisoners of war in their own damn country,
What for?
Time passed in the prison town,
He wanted them to live it down when they were free,
The only way out was joinin' the army,
And supposedly, some men went out for the army, signed on,
And ended up flyin' to Japan with a bomb,
That 15 kilotonne blast, put an end to the war pretty fast,
Two cities were blown to bits; the end of the war came quick,
Ken got out, big hopes of a normal life, with his kids and his wife,
But, when they got back to their home,
What they saw made them feel so alone,
These people had trashed every room,
Smashed in the windows and bashed in the doors,
Written on the walls and the floor,
"Japs not welcome anymore."
And Kenji dropped both of his bags at his sides and just stood outside,
He, looked at his wife without words to say,
She looked back at him wiping tears away,
And, said "Someday we'll be okay, someday,"
Now the names have been changed, but the story's true,
My family was locked up back in '42,
My family was there it was dark and damp,
And they called it an internment camp
"When we first got back from camp... uhh
It was... pretty... pretty bad"
"I, I remember my husband said
"Are we gonna stay 'til last?"
Then my husband died before they close the camp".
Je vous invite à regarder la vidéo américaine d'époque "Our Enemy : the Japonese" qui a servi de base pour la création de l'excellente vidéo ci-dessus et qui est uploadée en 2 parties sur YouTube : I et II Ce genre de vidéos est toujours très instructif.
Les quelques commentaires qui ont été postés sur l'une comme l'autre
sont très intéressants : sur la première, une citation assez frappante
dont je n'ai pas trouvé de source sûre néanmoins, et sur l'autre, une
comparaison avec la situation actuelle en Corée, la vision donnée des
Nord-Coréens en fait. Dans le même esprit, le comic "How to spot a Jap"..., certes, certes.
En parlant de citations, on en trouve d'assez brutales également sur la très complète page wikipedia consacrée au confinement des Japonais aux Etats-Unis pendant la 2GM, au sein des temoignages qu'on trouve aussi, comme celui de Sam Mitsui, qui est lui un 二世 , un "nisei", il était de la seconde génération, ce qui explique son choc encore plus grand : "“A
Jap is a Jap, citizen or not, they will never change and cannot be
trusted!” This was very disturbing to me. This was the only country
that I knew and cared about, so why was everyone treating us like the enemy? ".
Je vous invite aussi à lire cet article d'un journaliste de Seattle sur le sujet,
il fait des parallèles intéressants sur le climat xénophobe qu'a pu
connaître l'Amérique post-11/11 et les réactions aberrantes qui y ont
été liées.
Bon, les USA se sont excusés, ont indemnisé et des autels de receuillement ont été construits à Manzanar et dans les autres camps. Mais ça
a pas été si évident : il a fallu un certain temps pour que ces actes
aient été reconnus comme des atteintes aux droits de l'homme et surtout
à la liberté individuelle inscrite dans la Constitution américaine
pourtant (ce lien renvoie à la page wiki
sur l'affaire Fred Komatsu contre le Gouvernement Américain, cette
décision de la Cours reste encore très ancrée dans la mémoire de la
communauté américano-japonaise comme un ultime affront). Goerge W. Bush
est le premier président à s'être excusé, avouez qu'il en aura fallu du
temps ! C'est juste
symptomatique une fois de plus de la bêtise humaine en temps de conflit.
Les Français n'ont rien à envier à ce genre de réaction, on le sait
tous, juste que la chanson de Shinoda m'avait vraiment émue et que
j'avais donc envie de développer un peu ce propos. Il est toujours bon
de se rappeler de ce que la peur peut faire ressortir d'intolérance chez des gens normaux ou presque.
En gros, l'intolérance, c'est toujours pas mon truc.
Pour conclure, une dernière vidéo, très positive, sur ce qu'est devenu Manzanar pour la communauté japonaise et asiatique américaine,
sur le travail qui a été fait pour en faire un lieu de pélerinage
décent, ça n'était qu'un terrain vague, pour y faire venir des gens,
pour le faire savoir, de tous, l'importance du souvenir et de sa positivation, surtout après le 11 septembre, on tourne autour des mêmes choses toujours : "Looking at the past, we're also looking at the future."
Pour conclure, sachez que ce genre de vidéos existe pour de très très nombreux sujets historiques, plus ou moins dangereux ou orientés (exemple : recherche sur "Nanking", ...).
Autres liens pour aller plus loin :
Le site du musée du camp de Topaz
Page gouvernementale sur Manzanar, imagée, liens poussés dont une étude sur le camp de Manzanar
La page média de Berkeley sur le sujet (tous les liens sont intéressants)
The Japanese American Archives
Les photos de Adam Ansel prises à Manzanar à l'époque, sur le site de la Bibliothèque du Congrès
Un dossier documentaire sur le sujet
Un article du San Fransisco Chronicles sur les déchirements intimes connus par les Américano-Japonais durant la 2GM
Un autre site avec des témoignages durs venant d'Oraigon
Asian-Nation, site de référence sur les Américains d'origine asiatique, rebrique Histoire.
30/11/06 - Il suffit d'un jour à vie
Aujourd'hui : brouillards, "qui épargneront uniquement les côtes de la Manche".
Je trouve ça ironique, une belle journée, quoi qu'il en soit.
Avant demain.
Bien sûr il ne suffit pas d'un jour, seulement face à l'immobilisme et au silence qui m'entoure à l'approche de ce 1er décembre, je me pose des questions...
Parce que dans les faits, si, il suffit d'un jour, celui-là comme un autre, reste à éviter le jour, tous les jours.
Face à la catastrophe annoncée, qui s'est produite pourtant, qui est là, tous ces jours, quand je m'étonne que certaines personnes ne fassent pas le test à chaque prise de sang, quand je m'insurge du fait que les préservatifs ne soient pas en distributeur libre dans les bars hétéros et quand je ne sais pas quoi faire d'autre que donner de l'argent face à une pendémie qui me, qui nous dépasse tellement, dans d'autres continents.
"Puisque je suis né à l'époque qui est la mienne..."
Ca fait longtemps, je n'ai jamais connu le monde d'avant, le sexe d'avant. Tant pis, je ne me lamenterai pas, la nostalgie ne sert à rien, l'occultation non plus.
Qu'on me le dise ou non, c'est inscrit en moi, nous y pensons tous les jours mais en ce jour, il faudra parler, en parler, même aux gens qu'on croise tous les jours, se fendre d'un discours, jamais inutile, pas le seul, dans l'année, je me connais, mais parler, ce jour-là, pourquoi pas, comme un autre.
Tous les jours, le Sida existe. Qu'on y pense ou pas, qu'on en parle ou pas.
On se rappelle toujours la naissance d'un mec il y a des plombes, comment on pourrait 'oublier' des milliers de personnes, des gens malades, et des gens déjà partis.
1er décembre, début de l'Avent, Journée Mondiale du Sida.
23/11/06 - Fleur de sang, l'excision
Cette histoire de commentaires a fait quelque peu évolué ma perception de la vie en général et du blog en particulier.
L'une de mes amies, Lenora, que vous avez pu croiser dans les commentaires parfois, m'a ainsi soumis un article qu'elle a écrit sur l'excision. Elle n'a pas de blog, je me suis proposée de me faire l'écho de son indignation. A cette fin, j'ai créé ainsi une nouvelle catégorie, où je posterai des textes, de moi ou non, de prises de position. Je sens qu'on va encore me mettre en garde, sûrement, mais je tiens à préciser que le ton restera le plus posé possible et les réactions toujours bienvenues.
Je laisse donc la parole à Lenora :
"Il est des choses dont on n’a pas envie de parler, des choses dont on ne veut pas savoir qu’elles existent… Et pourtant, parfois, il est des voix qui s’élèvent, dérangeantes, pour nous les rappeler. Celle de Waris Dirie est de celles-ci. Cela devrait surprendre ceux qui la connaissent comme mannequin,
mais pas les rares qui la savent ambassadrice à l’ONU, ou qui, comme moi, ont découvert son autobiographie, Desert Flower. Elle est née dans une tribu de nomades somalis, a été excisée toute jeune, et, malgré la honte, la douleur, elle en a fait sa cause. Parce que cette pratique, « traditionnelle », concerne encore vingt-huit pays africains à ce jour. Vingt-huit pays où « au moins deux millions de filles courent le risque, chaque année, d’en être les prochaines victimes, cela fait 6000 par jour » écrit Waris Dirie, et sur celles-ci, 80% subissent l’infibulation, tout comme elle. Ce sont des chiffres qui devraient – je dis devraient, parce que je sais bien que ce n’est pas le cas, nous sommes nés ici, nous ne pouvons pas nous rendre
compte – nous faire frissonner d’effroi. Si nous savions.
Le peu qu’on sait communément, le plus souvent, c’est qu’elles n’ont pas d’orgasme, et on se dit bah, c’est triste, mais bon… voilà quoi…On pense, à tort, que des chirurgiens peuvent les opérer, tout réparer, leur rendre leur féminité. On ne dit pas qu’une femme excisée met dix minutes à uriner, parce que – et oui – on a totalement redessiné toute son anatomie. Elle urine au goutte-à-goutte. Et il en va de même pour les règles, une dizaine, voire une douzaine de jours, tous les mois, dans des maux de ventre qui ne sont rien comparés aux nôtres. Lorsqu’elles se marient, leurs époux les pénètrent de force, ou les ouvrent au couteau… Lorsqu’elles
accouchent, elles se déchirent la plupart du temps, en meurent très souvent, trop. Mais toutes ces « choses » ne concernent que deux femmes sur dix à naître dans ces pays, nous dit Waris – les huit autres meurent des suites de l’excision. Et c’est normal quand on y réfléchit : gangrène, infection, tétanos, septicémie, hépatite B ; car on leur retire les petites lèvres, les grandes, la totalité du clitoris, dans le pire des cas, le plus fréquent, et on recoud avec une vieille aiguille, parfois une épine. « On », ce n’est pas un médecin, c’est une « sage-femme », si on peut dire, ou une femme du village,exerçant traditionnellement cette fonction. Elles passent
ensuite une dizaine de jours les jambes attachées ensemble, pour que la plaie cicatrise, isolées du clan, sous un arbre, couchées, à attendre de voir si elles vont vivre ou mourir. Elles n’ont pas cinq ans parfois.
Beaucoup pensent, nous dit Waris, que cette pratique est inscrite dans le Coran. C’est absolument FAUX. Cette pratique est promue et exigée par des hommes, « ignorants et égoïstes », voulant s’assurer la propriété des faveurs sexuelles de leurs femmes. Une femme non circoncise est considérée comme sale, à la sexualité débridée, on ne peut la marier, ce qui hypothèque alors sa survie. Waris dit à un moment, que si on pratiquait cette mutilation sur des hommes, on n’en parlerait déjà plus aujourd’hui, elle aurait cessé d’exister. Je suis née en Occident, j’ai du mal à voir les hommes comme cela, à penser qu’ils peuvent laisser faire cela, ou, pire, le vouloir. Parce que ceux je connais ne supportent pas de m’entendre parler d’excision, de m’entendre l’expliquer. Moi non plus à vrai dire. Mais je suis une femme, ce n’est pas comme si j’avais le droit de me taire, sachant cela…
Allez voir le site de l’ONU, renseignez-vous, parlez-en autour de vous, signez les pétitions… ! Je sais, on veut l’oublier, parce que c’est
horrible, mais on pourra le faire quand cela aura disparu, et le mauvais moment qu’on passe à en parler, n’est rien, rien du tout comparé à leurs vies…"
Je rajoute que Waris Dirie a créé une fondation : waris-dirie-foundation.com
Je vous renvoie également à l'ONG malienne Stop Excision et au dossier réalisé par Afrik.com.
Commentaires
bravo elsia pour ta tribune libre ;)
bravo Lenora de ton initiative.
que dire de plus? moi ca me glace, cet acte est un des plus violent qui existe, et imaginer ces fillettes et l'effroi s'emparer d'elle me tetanise litteralement.
je cours sur le lien!
30/03/07
15/10/06 - Résolution 1718
Parmi tous les avis qui émergent sur la crise coréenne, celui de J. Attali dans sa chronique de l'Express est celui qui m'a fait le plus tilter.
Il faut dire qu'au début de l'été dernier, j'avais été attérée de la légèreté avec laquelle les media français avaient traité le lancement de tout de même deux missiles par la Corée du Nord en direction du Japon. Certes ils s'étaient abîmés en mer. Certes ce n'était pas la première fois que Kim Jeong-il faisait 'boo' aux Japonais. Ce n'est pourtant pas si courant qu'un pays balance comme ça des missiles hors d'un réel conflit 'déclaré' (je sais, ça fait old school), quand bien même il s'agisse là d'une dictature excitée contre à peu près tout ce qui bouge autour d'elle, qu'elle en ait les moyens ou pas, ou en tout
cas à un tel intervalle. En même temps, ça fait tout de même 10 ans que la Corée du Nord a entamé son programme de nucléarisation, et j'ai beau savoir ô combien intimement comme on est lent quand on mange mal, en 10 ans et aux mains d'un pouvoir du genre, il était évident que ce serait pas 'que' du civil et que ça produirait bien un jour "quelque chose d'opérationnel", non ?
Le fait est qu'après quelques semaines de gros titres, et encore je suis gentille, nos media se sont juilletistement concentrés sur ce qui était alors vraiment crucial (après tout c'est loin, et tant qu'ils se missilent entre eux... c'était un peu l'esprit, le Japon est un allié trop éloigné pour vraiment s'émouvoir faut croire, et la Corée du Sud n'en parlons pas, elle n'est après tout que 10ème puissance économique mondiale), à savoir... le foot ! Et moi dans ma chambre d'hôpital à
harceler ma mère pour connaître les résolutions de l'ONU et elle de me répondre qu'elle en savait fichtre rien et que bon sang qu'est-ce que ça peut bien faire, personne en parle plus, en quoi c'est important. Bonne question.
Pourquoi, comment tant de légèreté ?
Mais depuis des choses ont changé, il n'y a plus la Coupe du Monde donc plus de place dans les premières pages il faut croire. Depuis un premier 'essai' a causé sa petite secousse. Depuis aussi Shinzo Abe s'est excusé auprès de la Corée du Sud ET de la Chine pour les crimes japonais commis pendant la seconde guerre mondiale, mais ça non plus, on en a pas parlé, malgré l'importance incroyable que ça peut avoir au sortir de l'ère Koizumi, je n'arrive pas à croire qu'on n'ai même pas réellement mentionné le fait ! Depuis Bam Ki-moon a été
acclamé secrétaire général des Nations Unies... beaucoup de coïncidences.
Ce qui m'a frappé dans le texte de J. Attali (ne vous effrayez pas trop de la musique de son site^^), c'est qu'il est le seul à évoquer, au delà de l'embargo et des diverses décisions ponctuelles, une vision à long terme engageant une conséquence des plus cruciales et des plus historiques. Et que pour ce faire, il a choisi, délibéremment je pense, d'adopter justement ce ton de la légèreté, de la nonchalance. Comme si la Réunification de la Corée était la conséquence la plus logique et la plus évidente qui soit de la situation actuelle. Un point de vue, un vrai, et un ton, acte courageux, rare, quoi que je puisse penser du gars par ailleurs. Car force est de constater que la Réunification est loin d'être aussi mécaniquement la suite de la
crise actuelle, il existe tout de même actuellement en Corée du Sud une certaine opposition qui préconise purement et simplement l'abandon du mauvais jumeau, puisque l'aide a contribué au renforcement militaire du Nord, pourquoi ne pas la couper tout bonnement. Comme prémisse de réunion fraternelle on peut faire mieux. Mais ce n'est pas tant cela qui me fait parler de fausse légèreté. Ca me trotte dans la tête, encore et encore, cette question de Réunification, parce qu'on se trouve là dans une situation digne de l'Allemagne, voire pire, quand on considère le dynamisme économique et sociétal de la Corée du Sud en ce moment, qu'on parle de la hallyu à laquelle je participe de fait activement et de bien plus encore
à vrai dire, et quand on voit à l'opposée la situation de la Corée du Nord... je n'arrive décidément pas à me figurer une Réunification, ou alors en bordel monstre.
Alors encore.
Pourquoi, comment tant de légèreté ?
Cependant, il ne faut pas être plus royaliste que le roi et il est des conséquences plus directes, moins hypothétiques mais pas moins inquiétantes, comme la militarisation accrue du Japon, entendons son développement du militaire atomique, qui se prétexterait bien de tout cela
comme un bon coup de pouce dans le climat nationaliste au gouvernement conforté, et aussi la campagne de pub de Condoleeza pour l'Initiative de Sécurité contre la Prolifération, qui m'a tout l'air d'être, soit-il dit en passant, encore une belle daube américaine.
Enfin bref, c'était dimanche, elsia et l'actualité internationale.
Note 1 : pour se faire une idée du dynamisme de la Corée du Sud, de l'originalité et de la créativité qui y sont dans l'air, regardez donc ces animations flash créées par l'Office du Tourisme coréen... je pense que ça se passe de commentaires quand on pense aux ternes spots français avec Catherine Deneuve qui vous disserte sur combien la porcelaine de Sèvre se doit d'être vénérée... Là on allie trésors nationaux et B-Boys (break dancers) pros des arts martiaux -forcément- sur fond de mix traditionnel revisité, avec Dark Vador en guest star, ça a une autre gueule tout de même ! (même si symboliquement représenter les étrangers par les forces du Côté Obscur, c'est pas top top mais bon on reste en Asie tout de même...).
Check it by your own eyes !
Note 2 : les photos de ce post représente des poupées de papier Han Ji (ou Dak du nom de l'arbre) traditionnelles coréennes (photos KTO via Konest). Personnellement, j'avoue qu'à force, Jeju Island me tente beaucoup et il y a justement là-bas un musée de ces poupées, ce qui me tente encore plus !
waaa it was a long one, ouf! ça ne vous paraîtra peut-être pas mais j'ai appris pour cette note à créer une fenêtre pop-up sur image afin d'insérer correctement ces animations flash... et j'ai en sacrément bavé pour être honnête... Elles mettent un peu de temps à charger et vaut mieux en lire une seule à la fois mais normalement ça marche ! (*-^)
20/03/07
08/05/06 - "Would the dead envy the living ?"
Je suis tombée sur Arte ce soir... et c'était La Bombe, de Peter Watkins... 
Sacré choc, je sais, j'avais des tas de choses à faire mais mon dieu !!
Il s'agit d'un film de 50 min, un "docu-fiction" de 1967 imaginant les suites d'une escalade nucléaire dans le contexte de la guerre froide, il avait été réalisé avec le soutien de la BBC à l'époque mais a été censuré au moment de passer à la télé... trop choquant.
On comprend, c'est à mi-chemin entre un film catastrophe, un programme d'information préventive (genre les films sur "Comment mettre un masque à gaz" dont la BBC était spécialiste pendant la 2GM), et un acte violent contre l'emploi du nucléaire.
Dans tous les cas, c'est important de l'avoir vu, je pense, comme la série des "Ils ont filmé la guerre en couleur". Rappelle certaines choses qu'il ne faudrait pas oublier sur ce que signifie le nucléaire, particulièrement en ce moment alors même que l'Iran envisage de quitter le traité de non-prolifération.
Si un jour vous avez l'occasion de le voir, malgré la dureté des images réelles qui peuvent revenir en tête, regardez, des sentences des évêques et des scientifiques jusqu'aux enfants qui n'ont plus de corps ni de vie. Encore, toujours. Contre l'oubli.
Quelques liens pour prolonger mon propos : Hiroshima-Nagasaki (mini-site du Mémorial de Caen, les vidéo des informations US contemporaines sont édifiantes...) ; le Peace Memorial Museum à Hiroshima ; le Atomic Bomb Museum de Nagasaki .
07/05/06 - Des vaches, de l'économie et de l'attaque globale.
oui je sais, ça fait beaucoup de mises à jour pour une avant-veille de partiels, vaut mieux pas y penser, right ? Et pis je sais pas, je sens que ce petit exercice rhétorique plairait à Mr Sarfati. Bon ça date un peu mais tout de même, ça se laisse encore lire, c'est un peu méchant mais comme ça tape sur tout le monde... c'est toujours bien quand les américains se moquent d'eux-mêmes aussi.
"DEMOCRAT BUSINESS MODEL You have two cows. Your neighbor has none. You feel guilty for being successful. Barbara Streisand sings for you.
REPUBLICAN BUSINESS MODEL You have two cows. Your neighbor has none. So?
SOCIALIST You have two cows. The government takes one and gives it to your neighbor. You form a cooperative to tell him how to manage his cow.
COMMUNIST You have two cows. The government seizes both and provides you with milk. You wait in line for hours to get it. It is expensive and sour.
CAPITALISM, AMERICAN STYLE You have two cows. You sell one, buy a bull, and build a herd of cows.
BUREAUCRACY, AMERICAN STYLE You have two cows. Under the new farm program the government pays you to shoot one, milk the other, and then pours the milk down the drain.
AMERICAN CORPORATION You have two cows. You sell one, lease it back to yourself and do an IPO on the 2nd one. You force the two cows to produce the milk of four cows. You are surprised when one cow drops dead. You spin an announcement to the analysts stating you have downsized and are reducing expenses. Your stock goes up.
FRENCH CORPORATION You have two cows. You go on strike because you want three cows. You go to lunch and drink wine. Life is good.
JAPANESE CORPORATION You have two cows. You redesign them so they are one-tenth the size of an ordinary cow and produce twenty times the milk. They learn to travel on unbelievably crowded trains. Most are at the top of their class at cow school.
GERMAN CORPORATION You have two cows. You engineer them so they are all blond, drink lots of beer, give excellent quality milk, and run a hundred miles an hour. Unfortunately they also demand 13 weeks of vacation per year
ITALIAN CORPORATION You have two cows but you don't know where they are. While ambling around, you see a beautiful woman. You break for lunch. Life is good.
RUSSIAN CORPORATION You have two cows. You have some vodka. You count them and learn you have five cows. You have some more vodka. You count them again and learn you have 42 cows. The Mafia shows up and takes over however many cows you really have.
TALIBAN CORPORATION You have all the cows in Afghanistan, which are two. You don't milk them because you cannot touch any creature's private parts. You get a $40 million grant from the US government to find alternatives to milk production but use the money to buy weapons.
IRAQI CORPORATION You have two cows. They go into hiding. They send radio tapes of their mooing.
POLISH CORPORATION You have two bulls. Employees are regularly maimed and killed attempting to milk them.
BELGIAN CORPORATION You have one cow. The cow is schizophrenic. Sometimes the cow thinks she's French, other times she's Flemish. The Flemish cow won't share with the French cow. The French cow wants control of the Flemish cow's milk. The cow asks permission to be cut in half. The cow dies happy.
FLORIDA CORPORATION You have a black cow and a brown cow. Everyone votes for the better looking one. Some of the people who actually like the brown one better accidentally vote for the black one. Some people vote for both. Some people vote for neither. Some people can't figure out how to vote at all. Finally, a bunch of guys from out-of-state tells you which one you think is the better-looking cow.
CALIFORNIA CORPORATION You have millions of cows. They make real California cheese. Only five speak English. Most are illegals. Arnold likes the ones with the big udders. "
j'ai trouvé ça ICI (blog pas forcément génial mais ça c'était bien)
Commentaires
exellent!! j'ai trouvé ton blog sur celui de je sais pu qui sur orangeblog. pass voir le mien:) le tien est exellent en tout cas !
merci merci, n'en jetez plus, j'asphyxie sous les roses ! (^-^)
où ailleurs que chez l'hérissone de mon coeur aurais-tu pu me croiser !!
je suis passée voir ton blog, j'aime bien même si je dois reconnaître que la mise en page d'orange ne me convaincra jamais pleinement...






