25/10/09
Momus est à Paris.
Et je n'y suis pas.
C'est très difficile à supporter comme idée...
Même en ayant vu la Parodie Parade de Paul Paviot cet après-midi.
AAAARGH!
Néanmoins, achetez son livre !
22/10/09
ça arrivera
J'aimerais vraiment, vraiment pouvoir raconter Montréal, et puis Angers, et puis Charleville avant cela, les marionnettes... Je n'ai pas été au salon FLTM, je suis désolée Ibert, je n'ai pas profité de toutes les opportunités.
J'aimerais vraiment, vraiment raconter, il y a eu tant de choses vues, faites, appréciées, tant de gens aussi, le monde entier des gens bien, vous vous souvenez ?
J'aimerais vraiment cela, comme j'aimerais vraiment toucher terre pour pouvoir le faire.
Mais là, ça n'arrive pas.
Pas tout de suite.
Bientôt. Promis, bientôt.
n'avoue jamais from usmar on Vimeo.
Alors en attendant, une des fabuleuses surprises que des journées de trop d'heures m'offrent aussi, parfois, au milieu des tableurs et des arrondissements d'angles, pour se souvenir de ce qu'il y a au fond d'important. Une belle rencontre avec Usmar, au détour d'images, du souvenir d'une agréable rencontre avec un Hippolyte parti aujourd'hui vers de plus beaux cieux, devenu photographe, et dont les visions de cauchemars soudain s'animent aux bras tendus de la Cie Zapoï, sur la musique d'Usmar, que j'écoute en boucle depuis trois jours.
"Dracula" : la bande annonce from usmar on Vimeo.
18/09/09
Où on en est ?


Où j'étais.
Où je vais.
Et peut-être ?
La vie est douce quand on court entre les trains.
09/09/09
Comme un livre à la reliure élégante, mais dont la langue t'est inconnue.
Les images sont revenues, en regardant la vidéo postée l'autre jour.
ce visage impassible, toutes ces choses qu'on ferait parfaitement ailleurs, "chez soi", regarder par la fenêtre d'un bus, d'une chambre, marcher dans des rues, entrer dans des boutiques, ou ne pas y rentrer, fermer les yeux à la lumière trop vive, les ouvrir pour sentir l'air y affleurer, et pourtant le faire ailleurs que "chez soi", pas pour l'opportunisme de l'avoir fait, pas pour le raconter, juste pour ne pas y être, pour être ailleurs, juste pour n'être pas supposé comprendre, pas supposé faire, pas supposer supporter, pour ne pas être sans excuses, pour en avoir des tonnes, et faire malgré tout, regarder malgré tout, ouvrir la porte inconnue comme la sienne, allumer la lumière inconnue comme la sienne, traverser les rues inconnues comme les siennes, avancer comme si on était encore soi, un soi cohérent avec un départ donc un commencement.
être parti.
et revenir.
et repartir encore.
où que soit le "chez soi".
pour admettre que le "chez soi" n'en est pas un.
alors à quoi.
avance.
parfois elle sourit aussi.
04/09/09
Qui se souviendra que les origines du symbolisme se trouvent dans l'hyperréalisme ?
"La nature est le casier où l'art prend les caractères qui lui servent à exprimer ses idées, ses combinaisons. Il résume ces caractères dans l'apparence la plus probable de la réalité des êtres et des choses, réalité doublement mobile et variable, d'abord par la lumière si changeante, ensuite par l'imagination, qui la considère différemment suivant les divers instants et aspects où elle l'entrevoit.
(...)
Ne pouvant tout prendre de la nature, l'art ne la reproduit donc pas absolument. Fatalement, entre elle est lui s'interposent les délicatesses sans nombre de toutes les sensations qu'elle provoque ; et sa représentation, avant d'être fixée, traverse encore toutes les particularités que comporte l'application des formules. Aussi, d'un même objet, d'un même rayon lumineux, résultent autant d'exemplaires différents, quoique semblables dans les généralités d'aspect, qu'il y eut d'efforts voulant retracer la même image. Le choix auquel est contraint l'artiste doit justement faire considérer la nature comme engin de travail."
Du Dessin et de la Couleur - "La Nature considérée au point de vue de la pratique des Arts" - Felix Braquemond (1885), in "Ecrits sur l'art" (éd. L'Echelle de Jacob).
Image : Study of Gneiss Rock, Glenfinlas, John Ruskin, 1853.
31/08/09
En vacances à Munchen
On va encore dire que je poste trop de vidéos, mais il se trouve que j'ai réalisé hier soir devant ma télé (j'ai des insomnies, je m'occupe comme je peux), que Jason Mraz (son site fait peur, pas au sens vomir-des-yeux du Dernier cri mais au sens
la-voix-d'outre-tombe-a-encore-frappé du terme) a passé les mêmes vacances que moi.
Sauf que lui, c'était pas des vacances, c'était sa tournée. Et qu'il en a fait un clip pour son dernier single 'Make it mine'.
(ce type est un mec sympa)
Le fait est que du fait, grâce à cette vidéo, vous pouvez avoir un aperçu global de Munich pour pas cher, reprenant globalement les trajets empruntés par Mister Gw. et moi, notamment des vues de l'incroyable spot de surf du jardin anglais (un des spots les plus réputés d'Europe, et toujours plein), de la tour chinoise avec bretzels du même jardin, des promenades en ville, etc.
Moi, je sais ce que je vois du fait, genre l'église derrière lui sur le pont, on a été la visiter, il pose devant la plus vieille brasserie de Bavière, où nous avons obligeamment vidé des litres de bière en discutant avec
un bavarois exilé en Espagne par amour et qui avait vécu 6 mois à Saint-Germain-des-Prés (d'ailleurs, leur brune est excellente, ce que je n'aurais pensé), et surtout pile à 2.16 de la vidéo, derrière la statue, on peut deviner le Parlement de Bavière où nous dormions (parce que Gw. est un garçon classieux qui était nourri-logi-blanchi par la Fondation Maximilianeum), etc.
Mais je conçois, que sinon ça puisse paraître obscur, surtout qu'il montre un panneau d'Amsterdam à un moment donné... ??
Bon, grosso modo, disons que ça me donne une excuse pour poster -enfin- les quelques photos que j'ai prises de ces vacances ! Le chateau, c'est le Palais de Nymphenburg, où est né Louis II et qui renferme une pièce merveilleuse : la "Galerie des beautés" du grand-père, Louis Ier de Bavière...
L'homme était obsédé par la beauté féminine, l'idéal de beauté pimpante, il a fait peindre des portraits des plus charmantes personnes de son temps, depuis la fille de cordonnier jusqu'à la plus pure noblesse britannique (imaginez le choc pour l'époque, mettre les deux sur les même plan !), et il a fait accrocher le tout dans une pièce de la Résidence princière ouverte au public !
Un peu comme un ado
qui tapisserait sa chambre de photos de mannequins, mais en version princière. Je précise que sa femme n'était pas incluse dans la sélection, mais sa dernière maîtresse Lola Montès, si, ainsi que celle qui allait devenir la femme de son fils. Rien que pour ça, Nymphenburg mérite d'être visité !
Aussi son immense parc et la multiplicité de ses pavillons, collections de carrosses, de bustes antiques et de porcelaines, en font un endroit qui prend bien une journée entière à explorer par ailleurs.



Nous avons aussi été à Darau, dans un tout autre genre. Peu de photos, beaucoup d'ados en mini-shorts,
mp3 dans les oreilles, à s'arroser à l'orée du complexe crématoire... très difficile pour moi, je ne pensais pas du tout me sentir si outrée par leurs attitudes, Gw. était plus mesuré que moi, j'aurais bien jappé, mais ça aurait été encore pire. Remarquez que ça m'a fait prendre conscience de ce que je considère vraiment comme des endroits 'sacrés'.
Pas de photos de la rétrospective Dubuffet que nous avons visitée, mais c'était très bien aussi. Par contre, une photo d'une expo que nous n'avons pas visité mais qui avait l'air très bien, sur 400ans de relations entre la Chine et la Bavière
Dans la rue principale, pile le jour où j'ai débarqué, il y avait un festival énooooorme sur l'écodurabilité, avec plein d'associations, des démos de massages, de voitures et scooters électriques et/ou solaires, des ONG, de la musique, de la danse, des compétitions de skate, de bike, de saut à la perche, et beaucoup, beaucoup de bière aussi, forcément.
30/08/09
Au loin, des couleurs
Je regarde "Souvenirs from earth" assez souvent, c'est une chaîne de télé franco-allemande qui diffuse des courts et moyens métrages d'art vidéo en continu, présentation sobre, variété et qualité globale plutôt très haute, ça m'a permis de revoir quelques films vus à Vidéoformes et au Festival de Clermont en 'labo', en général des vidéos que j'avais appréciées à l'époque, donc c'est chouette.
Et aussi de faire des découvertes : en l'occurence, Jean-Claude Ruggirello, avec 2 vidéos superbement zen, "L'amandier" et "Mapple tree". Le dispositif est simple : un arbre déraciné, suspendu par le tronc, qui tourne en plan fixe pendant quelque chose comme 5min, je pense. J'ai découvert qu'il avait fait aussi une vidéo comme ça avec un oranger, mais ma préférée, c'est les feuilles rouges. Forcément, me direz-vous. Peut-être bien. Comme souvent en art vidéo, je ne vais pas pouvoir vous mettre le film : un extrait de l'amandier est visible sur VideoArtWorld (vous pouvez acheter le film entier aussi), et voici la fiche de Ruggirello sur Souvenirs from earth (en 1ère page, les vidéos visibles en intégralité sont changées régulièrement, c'est très chouette, si jamais vous avez pas free et donc ne pouvez regarder cette chaîne).
Par ailleurs, en parlant de feuilles rouges : cette vidéo a un succès certain en ce moment sur le net, c'est vrai qu'elle est chouette, alors je participe à l'enthousiasme collectif
This is Japan! from Eric Testroete on Vimeo.
Eric Testroete est un gars très intéressant, il vient de Vancouver, il fait des modelages pour l'industrie du jeu vidéo, et surtout, surtout, quand il était petit, il a eu un prof ayant reçu un prix d'excellence d'éducation (ça explique tout ?!), non vraiment c'est un type bien !
Par ailleurs, un petit mot de Pensées-Images, chez qui est apparu un charmant petit lien vers moi, je viens de le découvrir, et qui ont l'air d'être des vrais gens bien aussi, merci à eux pour le lien et un site à explorer avec sa nébulleuse car ça a l'air très chouette !
(par ailleurs, moi aussi je suis fan comme eux de Beau à la louche, blog culinaire strasbourgeois et bien plus encore, à aller voir aussi)
19/08/09
d'un seul mouvement
"Certains
de mes plus proches amis, on peut se voir une fois tous les deux ans, c'est
bien le roulement de temps qu'il nous faut pour avoir accumulé de quoi exprimer
ce qu'on a (si je prenais ses mots à lui) ou conquis, ou vaincu, ou déplacé -
ou bien, au contraire, là où on s'est résigné, et dont on laisse à d'autres le
soin d'investir le territoire aperçu, sombre, hostile."
quelques mots au vol, en travers des lignes de fuite
François Bon m'agace parfois, et parfois c'est juste trop réel. (L'incendie du Hilton)
AS ONE from makoto yabuki on Vimeo.
18/07/09
Gaba Kulka
Au fait, de Pologne, j'ai aussi ramené Gaba Kulka (elle s'appelle Gabriella en fait), je ne crois pas en avoir encore vraiment parlé.
Cette fille est d'enfer, enfin moi je trouve en tout cas !
(surtout comparativement à tout ce que j'ai entendu d'autre là-bas -cliquez à vos risques et périls, mais même en soi)
Je vous laisse découvrir le single qu'elle promouvait quand j'y étais : 'Niejasnosci'
Sinon un autre truc que j'ai bien aimé, mais moins tout de même : Sidney Polak (oui, bien sûr, j'ai écouté à cause du nom...) : son dernier single 'Deszecz' vous fera visiter Varsovie en plus, pourquoi se priver !
17/07/09
"Le Colis Rouge", ou plutôt mon-boulot-dans-la-télé-II-le-retour
Tout l'été à la médiathèque, il y a l'exposition de Clotilde Perrin "Le Colis Rouge". Elle l'a créée à Troyes et nous l'a déposée pour 2 mois dans la grande salle d'expo avec en cadeau bonux une performance créative de 3jours de peinture en direct live avec ses potos Gaëtan Dorémus, Renaud Perrin, Rémi Saillard, Sandra Poirot-Chérif, Elodie Durand et Marie Caudry pour une fresque qu'elle est drôlement-vachement belle !
Comme mon chef m'a filé des photos qu'il a prises et qui sont très belles, et que Clotilde a fait une vidéo de la performance, et que quelqu'un d'autre a fait une vidéo de la visite de l'expo : je me lâche et je vous fait un package complet !
Un jour, j'arrêterai de parler de mon boulot tout le temps, promis, mais des fois il est chouette donc autant en profiter...
Par ailleurs, si comme moi vous êtes tombés raides de la musique de cette 2ème vidéo, découvrez très, très vite le groupe Boya, pour qui Renaud Perrin a réalisé deux vidéos qui méritent le coup d'oeil : une pour la chanson "Ispaïtché" qui est celle de la vidéo, et une pour "Devoïko".







