02/11/09
Histoires téléphonées
J'ai vu un téléphone HTC pour la 1ère fois de ma vie avant-hier soir (d'ailleurs on a fait un test : l'écran tactile d'un iphone fonctionne à travers une serviette ; pas un htc ; c'est pas la même technologie, cqfd -certes). Pour précision, HTC est une compagnie de Taïwan qui existe depuis 1997 (il serait temps d'acheter des téléphone directement auprès des gens qui les fabriquent depuis des années pour tout le monde...)
Et aujourd'hui je découvre leur campagne de promotion pour le marché occidental : "Quietly Brilliant".
Je félicite leur agence de pub (agence Deutsch), c'est du bel ouvrage, me faisant un peu penser à la campagne "The Computer is personal again" de HP (agence Goodby, Silverstein & Partners).
Cela dit, j'ai surtout réalisé en la voyant notre dépendance croissante aux écrans et stockages de données de toute sorte.
Du fait je suis ravie de partir à la campagne ce soir, quand le téléphone ne sert qu'à fixer un point et une heure de RDV et qu'il s'oublie ensuite dans un coin de sac à y mourir en silence. Je pense que je rendrai mon téléphone un jour prochain, cela fait 2 ans et chaque jour, je questionne la sécurité que l'outil représente, le confortable m'effraie, comme une corde au pied, un numéro de plus pour me mettre en boîte.
27/08/09
Marabu und Masken
En fait je m'en fous, j'aime toujours autant Tom McRae.
Et pourquoi ça, me direz-vous ?
Parce que normalement, je n'aime pas twitter, je ne vois pas l'intérêt (mais je lisais tout de même ceux de Stephen, notez).
Et ben, Tom en fait quelque chose de merveilleux, de l'aphorisme délicieusement acerbe, comme un concentré de son McRaetheism, forme d'esprit particulièrement agréable à mon goût.
Une preuve ?
""What if this breaks down with all these people in it?" She was talking tube trains, I was thinking civilisation." (*)
Tout de suite ça calme.
Image : Richard Muller, via Ezekiel Damme
25/08/09
"My bed's a different land"
Je viens de me rendre compte que j'avais zappé de parler d'un truc qui me tenait pourtant très à cœur : "I kissed a girl".
Je ne parle pas de ma vie privée, c'est pas mon genre, qu'on se rassure !
Je parle de chanson : à l'évocation de ce titre, forcément vous pensez à la version de Katy Perry, et bien moi quand la radio m'a annoncé cette chanson la 1ère fois, j'étais ravie parce que j'ai cru qu'on allait me passer une chanson absolument super de Jill Sobule que j'adore... et j'ai été très, très déçue. A force, je me suis faite à la version de Perry, qui est une gentille fille que j'aime bien au final, mais la chanson de Jill Sobule reste et demeure la seule à porter réellement ce titre dans ma tête.
Ce qui est intéressant, c'est combien, à partir de la même prémisse initiale : le baiser féminin, la conclusion et le contexte sont différents. Toutes deux reconnaissent les mêmes caractéristiques aux lèvres convoitées, douceur, etc., et toutes deux sous-entendent qu'elles y retourneront probablement. Par contre, là où Jill Sobule raconte une petite histoire extrêmement contextualisée mine de rien, où l'attirance réciproque joue un rôle majeur, où l'on est dans le domaine de la femme au foyer en crise assez proche de l'histoire de Laura et Kitty développée dans "The Hours", où l'homme est un personnage secondaire, stupide, insuffisant, accessoire, bref fallot, Katy Perry accepte pleinement l'insertion de ce baiser dans la fantasmagorie masculine en en reprenant les éléments courants (alcool, fête, désir incontrôlé, absence de culpabilité et retour au boyfriend évident), et c'est là où le clip en rajoute une bonne louche pour la mesure avec la mini-piscine gonflable et les guêpières. Point de réciprocité chez Perry, désir univoque et sans lendemain, malgré le plaisir reconnu. Alors que l'on s'engage bel et bien dans la voie de l'adultère chez Sobule. 
Du "won't change the world" au "it's no big deal, it's innocent", on reste dans la même dévaluation, me direz-vous, n'empêche que le sentiment de respect est indéniable chez Sobule, qui considère et développe le propos comme une "vraie histoire", alors que pour Perry on est dans l'expérimentation où l'autre n'a pas de nom ni de visage, bref on est dans de la "chope" ni plus ni moins.
Ce que je trouve encore plus intéressant, c'est de se dire qu'en 10 ans, les choses ont tout de même pas mal changé en bien comme en mal pour que ces 2 chansons existent et fassent des jalons en quelque sorte. En bien : on peut parler de choper une fille comme ça et en faire le tube de l'été. En mal : ça reste acceptable pour un plan d'un soir avec retour au boyfriend, et côté féminisme, je trouve ça un peu triste, voire rétrograde vis-à-vis de la chanson de Sobule.
Ma réflexion est encore en chantier sur tout ça (je ne passe pas tout mon temps à penser à ça, c'est sûr aussi), mais je trouve qu'il y a beaucoup à réfléchir sur la proximité et l'éloignement entre ces 2 chansons...
Jill Sobule - I Kissed A Girl
envoyé par abessolo. - Regardez plus de clips, en HD !
"I kissed a girl" - Jill Sobule - 1995
Genny came over and told me 'bout Fred/"He's such a hairy behemoth," she said/"Dumb as a box of hammers/But he's such a handsome guy."/And I opened up and told her 'bout Larry/And yesterday how he asked me to marry/I'm not giving him an answer yet/I think I can do better
So we laughed/Compared notes/We had a drink, we had a smoke/She took off her over coat/I kissed a girl
So she called home to say she'd be late/He said he'd worried but now he feels safe/"I'm glad you're with your girlfriend, tell her hi for me"/So I looked at you, you had guilt in your eyes/But it only lasted a little while/And then I felt your hand above my knee
And we laughed at the world/They can have their diamonds/And we'll have our pearls/I kissed a girl
I kissed a girl, her lips were sweet/She was just like kissing me/I kissed a girl, won't change the world/But I'm so glad I kissed a girl
And we laughed at the world/They can have their diamonds/And we'll have our pearls/I kissed a girl
For the first time/I kissed a girl/And I may do it again/I kissed a girl/I kissed a girl/I kissed a girl her lips were sweet/She was just like kissing me/But better/I kissed a girl /Won't change the world/But I'm so glad/I kissed a girl/For the first time/I kissed a girl
Katy Perry - I Kissed A Girl (HD)
envoyé par wonderful-life1989. - Regardez plus de clips, en HD !
"I kissed a girl" - Katie Perry - 2008
This was never the way I planned, not my intention/I got so brave, drink in hand, lost my discretion/It's not what I'm used to, just wanna try you on/I'm curious for you caught my attention
I kissed a girl and I liked it/The taste of her cherry chapstick/I kissed a girl just to try it/I hope my boyfriend don't mind it
It felt so wrong, it felt so right/Don't mean I'm in love tonight/I kissed a girl and I liked it/I liked it
No, I don't even know your name, it doesn't matter/You're my experimental game, just human nature/It's not what good girls do, not how they should behave/My head gets so confused, hard to obey
I kissed a girl and I liked it/The taste of her cherry chapstick/I kissed a girl just to try it/I hope my boyfriend don't mind it
It felt so wrong, it felt so right/Don't mean I'm in love tonight/I kissed a girl and I liked it/I liked it
Us girls we are so magical/Soft skin, red lips, so kissable/Hard to resist, so touchable/Too good to deny it
It ain't no big deal, it's innocent
I kissed a girl and I liked it/The taste of her cherry chapstick/I kissed a girl just to try it/I hope my boyfriend don't mind it
It felt so wrong, it felt so right/Don't mean I'm in love tonight/I kissed a girl and I liked it/I liked it
Pour conclure sur le sujet :
- concernant les perspectives ouvertes sur l'adultère lesbien, regardez donc du côté de la merveilleuse série britannique "Mistresses" en ce moment diffusée sur Arte, le personnage de Jessica y est très bien écrit (comme tous d'ailleurs)
- concernant les brèches ouvertes par le succès de Katy Perry avec sa chanson, yeux grands ouverts sur tous les recoins des clips de Lady Gaga, fière de la gay-attitude de ses shows et partisane de la fête à outrance.
Et par ailleurs, pour le titre de cette note et conclure encore plus avec une autre conception de l'amour lesbien, bien traditionnellement teintée de désespoir, de l'autre côté du récepteur quand le retour vers le boyfriend se fait :
"Quicksand" - LaRoux - 2009
I'm the obsessor/Holding your hand/It seems you have forgotten/About your man/Alone in the darkness/My bed's a different land/Your touch intensifies/And I'm in the Quicksand/I'm in the Quicksand/I'm in the Quicksand
You're the upsetter/Stroking my hand/What's my position?/I don't understand/Am I your possession?/Am I in demand?/Oh when you turn to me/I'm in the Quicksand/I'm in the Quicksand/I'm in the Quicksand
You, you moved into my mind again/You, you're walking around rent free/Oh, I could let you stay/But I'm walking on broken ground again/Oh, oh, when will I learn?/All you do is push me back in the dirt
12/08/09
LE MONDE ENTIER DES GENS BIEN
Grande nouvelle pour le salut du vaste World Wide Web !
2 nouveaux sites viennent d'apparaître, magnifiques, lumineux, bref des-sites-indispensables-à-votre-vie quoi !
- la merveilleuse Damoiselle pour qui la vie est comme un pamplemousse est à Montréal (avec Piotr, et comme Julien, Rom', Dimo, etc. LE MONDE ENTIER DES GENS BIEN est à Montréal !!)
- la non moins merveilleuse demoiselle-lie-lie-lie aux flyers et grandes images de la nuit en folie, des petits points et des images plus belles que des vices : le nom de scène, c'est TOALBALTAT, souvenez-vous en !
Et en plus, comme les amis des amis sont des amis (et que cette fille-là, mon vieux, elle est terrible !), allez voir aussi le blog de "Vale-chan", une photographe que je trouve de génie, qui a un époux assez génial aussi, et qui est sur un projet dit désormais "Tokyo Factory" avec un pote à moi : ils explorent des zones qui plairaient bien à Piotr et des interlopes qui me plaisent bien à moi : Alice&Peter Punk, c'est à Tokyo et c'est aussi sous le lien.
Nom d'une lolita-caribou, mais qu'est-ce que j'fous encore ici moi ?!
(photo de Piotr et image de TOALBALTAT)
28/05/09
le jaune vous va si bien.
Parfois il y a des chemins détournés qui vous ramènent à des endroits connus.
Partant de cette image de floraison inopinée sur Said the Gramophone...
... qui m'a emmenée sur Apartment Therapy,...
... je suis arrivée à cet article du Times en ligne : 'Yellow Fever'...
... qui m'a fait découvrir que la floraison était une oeuvre de Sam Spenser, réalisée sur demande pour l'expo '137c' commandée par La Veuve Clicquot au Wapping Project de Jules Wright...
... qui m'a ramenée vers les chaises dansantes de Jane Prophet...
... et là je me suis dit : Eh, mais j'ai déjà vu ça !
Et c'était normal parce que j'ai vu une installation vidéo de ces chaises à Stuttgart au Kunstmuseum dans le cadre de leur exposition "Das Triptychon in der Moderne", CQFD !
(bon ok, au début j'étais pas sûre et je me suis dit que c'était dans les Silences de Marin Karmitz, ma mémoire est un peu embrouillée, et puis c'était plausible, non ?)
B.O. de ma quête du jour :
The Trapeze Swinger, par Iron & Wine (via la toujours parfaite Blogothèque)
Relator, par Pete Yorn et Scarlett Johansson (via un peu partout en fait)
Delora et White Mage, par Religious Girls (via No Pain in Pop)
PS : Un compte-rendu détaillé de mon escapade polonaise est en cours, bien sûr, mais il faudra attendre mon retour à ma maison et à mon ordi à moi toute seule pour que photos il y ait, les cartes m'ont conseillé la patience hier soir, gageons que ce sera le cas au moins pour ça. Mais déjà une chose de certaine : c'était très bien !
01/05/09
Mon boulot dans Vimeo (et vive Warsaw !)
Il m'a fallu le temps de réagir mais il se trouve qu'il est possible de voir un petit film avec mon boulot sur Vimeo !
Si ça, c'est pas la classe...
Il se trouve que Zygmunt Januszewski, qui est professeur d'illustration à l'Ecole des Arts décoratifs de Varsovie, a tourné un petit film quand il est venu en septembre dernier à Strasbourg pour l'inauguration de l'exposition "Animaliter", exposition d'illustration patrimoniale autour des animaux humanisés qui a été monté en partenariat avec plusieurs villes du Club de Strasbourg dont Varsovie.
Et il se trouve aussi que, pendant qu'il était à la Médiathèque Malraux, monsieur Januszewski a fait un petit tour au 5e étage, au Centre de l'illustration où nous avions en parallèle une petite exposition d'illustrations originales contemporaines de nos fonds autour du même thème (cf. le lien ci-contre, oui, c'est là que je travaille -et comme c'est la fête du Travail aujourd'hui, c'est normal, je parle de mon travail !).
ANIMALITER Talking animals STRASBOURG from Zygmunt Januszewski on Vimeo.
Du coup, toute la fin de la vidéo est une petite visite du Centre de l'ill. avec ma merveilleuse collègue Tzveta qui le présente en russe (parce qu'on est des super-héroïnes multi-tâches et multi-langues chez nous, oui, messieurs, dames !)
Et il se trouve encore que la grande expo patrimoniale "Animaliter" voyage en ce moment dans toute l'Europe, elle a posé en ce moment ses bagages à Varsovie .
Et vous savez quoi ? Je vais bientôt la suivre ! C'est mon grand bonheur du moment : je vais aller à Varsovie les 21 et 22 mai en compagnie du commissaire de l'expo. et de notre spécialiste des livres d'artistes, pour un colloque sur l'illustration in english et avec un enthousiasme non dissimulé.
En bref, la vie est belle.
La photo en haut est de Nicolas Cytrynowicz et le livre vient du Centre de l'illustration, il s'agit d'un pop-up japonais de Ryoji Arai et Nobuhisa Ishii, "Yôkai Animi-chan" que je connais bien, vu que je l'ai catalogué en japonais, s'il vous plaît (quand j'vous dis qu'on est multi-fonctionnelles !)
14/03/09
"To know the world one must construct it" Pavese
"L'émission qui passait sur Télé-Chouette était Hauteur de vue, l'émission animée par Tudor Webastow, Peut-être pas le meilleur à coup sûr le plus grand journaliste de la télévision. Il était en train d'interviewer Cherie Yogert, ministre de la Culture dans le gouvernement du Sens Commun.
- ... Et le premier classique à être transformé en livre-réalité ?
- Orgueil et préjugés, déclara fièrement Cherie Yogert. Il va être rebaptisé Les Bennets et le feuilleton sera diffusé en direct dans votre exemplaire familial dès après-demain. Situé dans l'Angleterre guindée du début du XIXe siècle, il met en scène Mr et Mrs Bennet et leurs cinq filles, à qui certaines missions vont être confiées. Un vote désignera celles qui seront éliminées, et la gagnante participera à Northanger Abbey, qui à son tour fera l'objet d'une nouvelle lecture "interactive".
- Van de Poste a donc consenti au pillage total de ce que la littérature compte de plus précieux, observa Webastow en choisissant ses mots.
- Pas total, rectifia Mrs Yogert. Uniquement les ouvrages écrits par des Anglais. Nous n'avons pas le droit de faire n'importe quoi avecles oeuvres des autres pays. Ils peuvent s'en charger eux-mêmes. De plus, je trouve que "pillage" est un terme un peu fort. Dans notre jargon inintelligible, nous préférons partler de "mutation marketosensible", ou "d'amélioration participative". C'en est fini des classiques ennuyeux, interminables et incompréhensibles sans un solide bagage universitaire. Les romans-réalité représentent l'avenir, et les membres du Conseil des Livres Interactifs possèdent toutes les compétences pour nous y conduire !
- Est-ce que tu entends la même chose que moi ?
- Malheureusement oui, murmura Landen à mes côtés.
- Il est temps de nous débarrasser du joug despotique que représente pour une oeuvre le concept d'auteur unique, reprit Mrs Yogert, et à l'époque qui est la nôtre, nous devrons tout faire pour apporter la démocratie au processus d'écriture.
- Je ne vois pas un auteur considérer son processus d'écriture comme un acte de totalitarisme créatif, dit Webastow avec gêne. Mais poursuivons. Si j'ai bien compris, vous possédez les moyens techniques pour modifier l'intrigue d'un roman, et ceci dans tous les exemplaires connus et de manière définitive. Ne serait-il pas plus prudent de conserver les versions originales commeelles sont et d'en écrire de nouvelles ?
Cherie Yogert sourit avec condescendance.
(...)
L'émission se poursuivit par un reportage sur le fonctionnement du "livre interactif". On palait de "technologies nouvelles" et de "récit défini par l'usager". Un tissu de connerie."
Le début de la fin, Jasper Fforde (un peu en deçà des aventures précédentes de Thursday Next, je dois l'avouer mais ce passage en sauve une partie, dirons-nous!)
Sautons joyeusement d'une page vers une autre soit celle du programme du Salon du Livre de Paris qui a ouvert ses portes hier et propose tout un parcours autour du livre numérique... d'ailleurs cet aprem à 16h, il y a justement une table-ronde sur l'e-book actuel, et je noterais mardi à 14h30 et mercredi à 11h30 des interventions sur le livre numérique pour enfants, volet manuel scolaire puis livre interactif pour "natifs numériques" comme on dit, ce qui fait le lien avec ce dont je voulais parler ensuite.
Pas encore de livre-réalité, mais beaucoup le disent : à quoi bon faire un livre numérique sans intéractivité ? (à part la capacité de stockage, j'entends, mais dont on s'épuise rapidement en général)
J'ai assisté à une lecture en février dans la droite ligne de tout cela : "Programmer l'album, enjeux numériques de l'édition", par Gilles Rouffineau de l'Ecole des Beaux-Arts de Valence (leur site est génial, j'ai passé 10min à m'éclater, un peu comme le site de Hervé Tullet qui ne m'a pas livré encore tous ses secrets malgré une pratique intensive !), quoique je crois qu'il ait quitté son job vu que son poste a été publié, enfin bref.
Un rapide retour en arrière lui a fait démarrer son intervention avec ce cher vieux dynabook, qui n'a rien de poussiéreux comme concept, ce qui est normal quand le concepteur en question est Alan Kay dont la boîte à idées alimente toujours bon nombre des brainstormings d'Apple&Cie !
Juste pour appréhender un tout petit peu l'ampleur, la note de projet de 1972 d'Alan Kay sur son dynabook, ça fait juste un peu peur de clairvoyance, juste un peu, mais c'est souvent le cas quand on fourrage dans les papiers de types comme Kay : "This note speculates about the emergence of personal, portable information manipulators and their effects when used by both children and adults. Although it should be read as science fiction, current trends in miniaturisation and price reduction almost guarantee that many of the notions discussed will actually happen in the near future.", non ? tu crois ?
Si jamais le dynabook vous botte : le PhD. de John W. Maxwell sur le sujet est en ligne.
Et soudainement on a une illumination sur pourquoi Toshiba a créé toute une ligne appelée "dynabook"... et je ne ferai AUCUN commentaire sur le fait que ce soit Yamashita Tomohisa qui fasse la promotion de cette gamme d'ordi axée sur le ludique, aucun commentaire !
Mais la différence fondamentale entre ce que Kay souhaitait et la situation actuelle est la programmation : son dynabook était avant tout un outil, comme un piano dit-il, et l'enfant maîtrisait son contenu via la maîtrise du langage de programmation, ce à quoi Rouffineau opposait la pertinente question : "Mais est-ce l'enfant qui programme l'ordinateur ou l'ordinateur qui programme l'enfant?".
Quoi qu'il en soit, rien de passif comme quelqu'un qui se plante devant un écran et digère du contenu en gros, il y en a qui appelle ça du "cyber-hédonisme", jolie formule, concept un peu moins. Quand on voit comme les actions du mouvement démocratique en Corée du Sud des années 80-90 aux 2000 vers une citoyenneté de réseau puis vers une cybercitoyenneté impliquée politiquement, nous amène à ce que tout ce que les jeunes "netizens" adolescents actuels semblent savoir faire, c'est provoquer le suicide de starlettes et jeunes premiers par insultes via minihompies de cyworld interposés... quel gaspillage d'énergie ! Je m'emporte, je m'emporte, enfin bref.
Sur les netizens coréens et leur rôle en politique : ce texte de Ronda Hauben -la maman du Michael qui a créé le mot "netizen", oui, paix à son âme- disponible sur le site de Columbia " The Rise of Netizen Democracy - A case study of netizens' impact on democracy in South Korea" est particulièrement éclairant, et en plus récent : "Online Grassroot journalism and participatory democracy in South Korea" par la même auteur, toujours à Columbia.
Sur les hauts et bas de la "Webciety" coréenne, cet article du début du mois du Korean IT Times : "The Rise of the Netizen". Pas d'études ou d'articles vraiment officiels sur la part sombre des netizens, on ne dit pas ces choses là, ça ne donnerait pas une bonne image de cette société hyperconnectée dont la Corée est si fière...
Connectés ou pas, les êtres humains restent donc des humains, pour le meilleur comme le pire, l'informatique ne fait toujours que ce qu'on lui demande de faire.
Sans état d'âme.
C'est peut-être ça le problème.
Je trouve que c'est une honte que Google ose appeler son interface de smart-phone "Androïd", ce mot est trop beau pour un si minuscule projet.
24/12/08
温故知新 - Onko-chishin
C'est noël, en famille, à la maison, le tout plutôt chaleureux et sympathique. Pourtant je ne sais pas, tout me ramène vers des choses plutôt sombres... Peut-être ma lecture du très bon -centré sur la ruine, la chute, et le regard qu'on lui accorde- essai architectural de Murielle Hladik, Traces et fragments dans l'esthétique japonaise, déteint-elle sur le reste de mes
découvertes mais aujourd'hui a globalement été gris, et je ne parle pas que de la brume qui s'est levée au dehors. Allez savoir !
Découvertes du jour : Diamanda Galas. Ne pas s'arrêter aux images, écouter le son. Vraiment, cette voix, saisissante ! Je suis sous le choc.
Découvrez Diamanda Galás with John Paul Jones!
"Il existe un tableau de Klee qui s'intitule Angelus Novus.
Il représente un ange qui semble avoir dessein de s'éloigner de ce à quoi son regard semble rivé.
Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées.
Tel est l'aspect que doit avoir nécessairement l'ange de l'histoire. Il a le visage tourné vers le passé.
Où se présente à nous une chaîne d'évènements, il ne voit qu'une seule et unique catastrophe, qui ne cesse d'amonceler ruines sur ruines et les jette à ses pieds. Il voudrait bien s'attarder, réveiller les morts et rassembler les vaincus. Mais du Paradis souffle une tempête qui le pousse incessamment vers l'avenir, auquel il tourne le dos, cependant que jusqu'au ciel devant lui s'accumulent les ruines. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès."
Walter Benjamin, "Sur le concept d'histoire", in Essais 2 (1940).
Et dans l'heure, seconde découverte du jour : un extrait pour tentation du nouveau jeu Mondo de Cactus soft... intriguant à souhait.
Avec des trucs aussi joyeux, y'a plus qu'à dire un joyeux noël à tous, he ! En espérant que vous êtes tout joyeux, imprégnés de la magie de noël parce que là, j'aide pas beaucoup si vous deviez être déjà tout déprimés... Mais vraiment j'aime bien noël si, si j'vous jure : la preuve qui date un peu, mais qui fait toujours du bien... (et en cadeau bonux pour le souvenir : la vidéo qui prouve que je peux être très neuneu avec l'esprit de nowël, à chanter du George Michael sous le mini-sapin, hum hum)
10/06/08
la fatigue et les fleurs, il y a un rapport, je vous assure !
Dire que j'attendais de lire cette phrase... sans le savoir mais le sachant en même temps, diffusément, depuis que plus j'apprends, moi je sais, sentiment sain et complet, comme une pierre bien posée sur le bureau, lumière diffuse, lightstone.
J'aime mon job, j'aime mes jobs, sûr. Mais je suis fatiguée, et enfermée dans un bâtiment qui n''ouvrira toujours pas au public avant septembre, septembre ! Nous sommes en retard, oui, je sais, surtout nous, il y en a qui n'ont plus rien à faire, qui sont prêts ou presque, alors que pour nous, chaque jour c'est le tellement trop que l'on ne sait plus par quel bout le prendre et que j'aimerais être partout ailleurs que dans ses murs blancs. On a beau mettre des posters, à la fin de la journée les pupilles ne se souviennent que du blanc.
Mais cet endroit n'était pas d'épanchement, à la base, non ?
C'était pour faire découvrir des choses...
En l'occurence des endroits où il fait bon aller pour se rappeller que j'aime les images et que certaines sont jolies qui font du bien !
Grainedit pour les couleurs ! Vintage power ! Ravigottons nous !
Chez Alison, parce que les couleurs sont douces et le regard en quête d'autres minuscules immenses choses. (dans le même esprit que A-A du territoire des sens finalement)
et puis aussi se perdre chez FFFFound! pour trouver sans trouver et parfois, parfois seulement, être éblouie :
15/01/08
Le stress, et les découvertes qui l'entourent
Présentement dans un état de stress assez intense pour des raisons professionnelles, je suis un véritable lion en cage, procrastinant sur certains points, papillonant autour de données et d'informations diverses, ce second semestre scolaire débute rudement pour être honnête !
Petite revue des activités récentes :
- lu un essay sur la construction de la masculinité fantasmée d'après SMAP chez la Japonaise de la génération précédente à la mienne (moi je serai plus de la génération Arashi je pense, si je devais m'évaluer en ces termes... soupir) plutôt bien documenté et avec des perspectives parfaitement en phases avec mes propres théories sur les rôles de jeunes 1ers de la jpop que j'observe de loin en loin, aussi des articles divers sur le concept de droits de l'homme optionnels et les évolutions récentes de l'économie/société japonaise... rien de très étonnant ni de très neuf mais précis et ça m'a encore énervée assez spéctaculairement pour certains de ces textes je dois l'avouer !
- découvert que chez certaines chanceuses personnes, les murs pouvaient devenir d'une beauté lumineuse, ludique, et même magnifiquement bourgeonnante... j'aime le papier peint quand c'est le sub-studio qui en parle
- suivi les activités de Hercule Poirot sur TMC l'après-midi en faisant de la broderie comme une charmante grand-mère, à laquelle ne manquerait que la tasse de thé fleurie précisément, alors que se succèdent dans la plus grande simplicité les phrases : "Cet empoisonnement brutal, quel choc ! Vous prendrez bien une tasse de thé ?" mon sourire est dans le battement de cils de la charmante grand mère qui ne me voit pas avec ma broderie et ma tasse de café, de l'autre côté de l'écran
- joué au "jeu flash le plus laid de la terre" (copyright Cé.), créé par des gens très sympathiques que j'avais oublié dans les profondeurs de mes favoris et que j'ai retrouvé chez Suzanne G. grâce à qui j'ai aussi retrouvé le nom de Marc Ryden après avoir été surprise de trouver un recueil de ses travaux dans une édition japonaise égarée à Montreuil, ne pas l'avoir achetée, l'avoir regretté amèrement, et le tout après avoir découvert que les Weepies avaient des vidéos adorables aux couleurs de l'ASM (allez Mimi, désespère pas, même si le destin européen du club n'est plus vraiment entre tes mains, il n'est pas encore complètement dans les choux non plus !)
- vais m'atteler à l'étude sur les jeux vidéo que Steven Poole a rendue publique... "In the beginning, the planet was dead. Suddenly, millions of years ago, arcane spontaneous chemical reactions in the primeval ooze resulted, by a freak cosmic chance, in the first appearance of what we now call
“the code of life.” Formed in knotty binary strings, each node representing information by its state of “on” or “off” and its place in the series, the code grew adept at replicating in ever more complex structures. Eventually, the organizations of code became so dense that an overarching property emerged that could not be explained by reference to any of the constituent parts. This was “life” itself. (...) Biologically speaking, early videogames were, as they are today, radically exogamous—that is to say, they did not replicate by breeding with each other, but with “humans,” a preexisting carbon-based life form whose purpose was, and still is, unknown but seemingly providential.(...) The fittest survived.But nothing could be certain in the great evolutionary game. (...) Remember, humans, it’s not how you play the game that counts, it’s whether you win or lose. >Player 1 Ready 0101111111010101001111101010111111110101010011 0011111100101010001000000101010100000011111100101110 1010010000101000111101001010100100101010010110111" Vertigineusement geek et relativement inquiètant dans sa morale, mais qu'importe, peut-être comprendrais-je mieux l'intérêt des championnats de jeux vidéos retransmis sur arirang au terme de cette lecture...
- enfin last but not least, appris que 3191 avait déjà 365 matins et se terminait sur le plus beau cadeau qui soit, l'édition, avant de se transmuer de ce jour en soirées d'une année pour ne pas tout de suite se quitter, voir le monde à travers les lentilles des autres demeurant toujours une grande source de calme pour l'angoissée en moi
Egalement j'ai vidé mon appareil photo, comme vous pouvez le constater... pour y retrouver des images plutôt calmes, étrangement.
...et j'aime aussi les rencontres de Ter et je n'oublie pas même si j'ai l'air, je suis juste dans mon cercle vicieux, mais des félicitations et des baisers par centaines malgré tout !






