elsia

Des nouvelles de moi, de ce que je fais, de ce que je vois et qui *ring a bell*

31/01/08

L'art comme question de confiance

corita_rulesJ'ai trouvé ceci par hasard hier, et je me suis dit que tel était un bien beau programme pour la nouvelle année, les nouvelles perspectives se dessinant de manière confuse encore mais enthousiasmantes pour le moins.
Soeur Morita Kent m'a tout l'air d'être un personnage tout à fait singulier, et ses travaux intéressants également

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28/01/08

Tout le monde devrait regarder 'En route pour la Norvège.' / Absolument. 'En route pour la Norvège' est une bonne émission.

dopplerUne chute de vélo, la mort du père et ses conséquences.
Ou comment Doppler, être masculin norvégien 'normal' tendance bobo, avec vaste compte en banque norvégien, maison rénovée norvégienne, femme norvégienne enceinte, adolescente norvégienne déguisée en elfe et mini-Gregus norvégien mais encore récupérable, se retrouve dans la forêt avec un élan pour meilleur pote.
Ou encore "celui qui acceptait sa misanthropie fondamentale comme premier pas vers une autre vie".

Doppler, roman norvégien épatant de Erlend Loe, aux éditions Gaïa.

Une seule chose à ajouter :
Ne vous moquez pas juste à cause de cette histoire d'élan - Lisez-le, vraiment.

"J’ai fait tant et tant de choses.
Je me suis tellement appliqué.
Je me suis tellement appliqué que c’est à en gerber.

Je me suis appliqué au jardin d’enfants. Je me suis appliqué à l’école primaire. Je me suis appliqué au collège. Au lycée, je me suis abominablement appliqué. Je ne me suis pas appliqué que scolairement, je me suis aussi appliqué socialement. Et je me suis appliqué sans pour autant être un moule à gaufres, sans bachoter, sans me contenter de bosser ce qui était au programme. Car si j’étais appliqué, j’étais parfois rebelle, insolent, j’avais envers mes professeurs un comportement à la limite de l’admissible ; et pourtant, ils m’aimaient plus que les autres, et pour arriver à ça, il faut être appliqué sur un mode incommensurablement immonde, me dis-je aujourd’hui avec effroi. J’ai été appliqué dans mes études universitaires, au cours desquelles j’ai fait la connaissance d’une petite copine super – appliquée, avec qui je me suis marié d’une manière appliquée, entouré d’amis appliqués, après qu’on m’a proposé un job appliqué qui m’a permis de faire un bras d’honneur appliqué aux autres jobs appliqués. Plus tard nous avons eu des enfants, que nous avons élevés de façon appliquée et une maison que nous avons rénovée de façon tout aussi appliquée. Pendant des décennies, j’ai pataugé dans cette mare d’application. Je me suis réveillé dedans, et je me suis endormi dedans. Je respirais l’application et, peu à peu, j’ai perdu la vie. Voilà au train où sont allées les choses, voilà comment aujourd’hui je vois les choses. Que Dieu interdise à mes enfants d’être aussi appliqués que moi. (…) l’application est addictive, on devient applicationo – dépendant. Dès l’instant où l’on est devenu appliqué, il n’y pas de limites à ce que l’on est en état d’accomplir pour continuer de recevoir de la part de son entourage des retours positifs sur l’application dont on a fait preuve. L’application est une spirale qui s’autonourrit, s’autoamplifie, et qui n’éprouve jamais le besoin de connaître l’achèvement.

On peut être appliqué en tant qu’élève et en tant qu’étudiant, puis l’être dans la vie professionnelle, syndicale et associative ; on peut être appliqué dans son rôle de partenaire, d’ami, d’époux, de parent, de consommateur, en fait, il n’y a rien qu’on ne puisse pas faire d’une manière plus appliquée que leselan autres ; on peut vieillir en s’appliquant, on peut être malade en étant appliqué et on peut mourir avec application, ce que j’aurais indubitablement fait si je n’étais pas tombé de vélo et si je ne m’étais pas cogné la tête. Ce qui, désormais, n’arrivera jamais. Je vais mourir sans m’appliquer, et plus jamais je ne m’efforcerai de parfaire quoi que ce soit tant que je vivrai. Dorénavant, je ne vais plus rien parfaire, rien. J’ai parfait pour la dernière fois et je me suis appliqué pour la dernière fois."

Doppler, roman norvégien épatant (bis) de Erlend Loe, aux éditions Gaïa.

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19/01/08

à terre d'un direct dans les pupilles

ce que j'ai dans les yeux en ce moment...

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...des illustrations de Vana Zouravliov et de Jin-young Shin et des photographies de Rebecca Méndez et de Penelope Umbrico...

21215462... et les images lointaines d'un Japon occupé que livre John W. Benett.

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15/01/08

Le stress, et les découvertes qui l'entourent

Présentement dans un état de stress assez intense pour des raisons professionnelles, je suis un véritable lion en cage, procrastinant sur certains points, papillonant autour de données et d'informations diverses, ce second semestre scolaire débute rudement pour être honnête !

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Petite revue des activités récentes :

- lu un essay sur la construction de la masculinité fantasmée d'après SMAP chez la Japonaise de la génération précédente à la mienne (moi je serai plus de la génération Arashi je pense, si je devais m'évaluer en ces termes... soupir) plutôt bien documenté et avec des perspectives parfaitement en phases avec mes propres théories sur les rôles de jeunes 1ers de la jpop que j'observe de loin en loin, aussi des articles divers sur le concept de droits de l'homme optionnels et les évolutions récentes de l'économie/société japonaise... rien de très étonnant ni de très neuf mais précis et ça m'a encore énervée assez spéctaculairement pour certains de ces textes je dois l'avouer !imag0829

- découvert que chez certaines chanceuses personnes, les murs pouvaient devenir d'une beauté lumineuse, ludique, et même magnifiquement bourgeonnante... j'aime le papier peint quand c'est le sub-studio qui en parle

- suivi les activités de Hercule Poirot sur TMC l'après-midi en faisant de la broderie comme une charmante grand-mère, à laquelle ne manquerait que la tasse de thé fleurie précisément, alors que se succèdent dans la plus grande simplicité les phrases : "Cet empoisonnement brutal, quel choc ! Vous prendrez bien une tasse de thé ?" mon sourire est dans le battement de cils de la charmante grand mère qui ne me voit pas avec ma broderie et ma tasse de café, de l'autre côté de l'écran

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- joué au "jeu flash le plus laid de la terre" (copyright Cé.), créé par des gens très sympathiques que j'avais oublié dans les profondeurs de mes favoris et que j'ai retrouvé chez Suzanne G. grâce à qui j'ai aussi retrouvé le nom de Marc Ryden après avoir été surprise de trouver un recueil de ses travaux dans une édition japonaise égarée à Montreuil, ne pas l'avoir achetée, l'avoir regretté amèrement, et le tout après avoir découvert que les Weepies avaient des vidéos adorables aux couleurs de l'ASM (allez Mimi, désespère pas, même si le destin européen du club n'est plus vraiment entre tes mains, il n'est pas encore complètement dans les choux non plus !)

- vais m'atteler à l'étude sur les jeux vidéo que Steven Poole a rendue publique... "In the beginning, the planet was dead. Suddenly, millions of years ago, arcane spontaneous chemical reactions in the primeval ooze resulted, by a freak cosmic chance, in the first appearance of what we now call mouche__3_“the code of life.” Formed in knotty binary strings, each node representing information by its state of “on” or “off” and its place in the series, the code grew adept at replicating in ever more complex structures. Eventually, the organizations of code became so dense that an overarching property emerged that could not be explained by reference to any of the constituent parts. This was “life” itself. (...) Biologically speaking, early videogames were, as they are today, radically exogamous—that is to say, they did not replicate by breeding with each other, but with “humans,” a preexisting carbon-based life form whose purpose was, and still is, unknown but seemingly providential.(...) The fittest survived.But nothing could be certain in the great evolutionary game. (...) Remember, humans, it’s not how you play the game that counts, it’s whether you win or lose. >Player 1 Ready 0101111111010101001111101010111111110101010011 0011111100101010001000000101010100000011111100101110 1010010000101000111101001010100100101010010110111" Vertigineusement geek et relativement inquiètant dans sa morale, mais qu'importe, peut-être comprendrais-je mieux l'intérêt des championnats de jeux vidéos retransmis sur arirang au terme de cette lecture...

- enfin last but not least, appris que 3191 avait déjà 365 matins et se terminait sur le plus beau cadeau qui soit, l'édition, avant de se transmuer de ce jour en soirées d'une année pour ne pas tout de suite se quitter, voir le monde à travers les lentilles des autres demeurant toujours une grande source de calme pour l'angoissée en moi

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Egalement j'ai vidé mon appareil photo, comme vous pouvez le constater... pour y retrouver des images plutôt calmes, étrangement.

...et j'aime aussi les rencontres de Ter et je n'oublie pas même si j'ai l'air, je suis juste dans mon cercle vicieux, mais des félicitations et des baisers par centaines malgré tout !

Posté par elsia à 23:04 - le net et le reste ! - Commentaires [0] - Permalien [#]

08/01/08

de l'autre côté du viseur, année nouvelle

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pour bribe de belle année à ceux qui passent par là...

je reviens bientôt, une fois la tempête examentaire et pulmonaire qui m'assaille passée !

Posté par elsia à 00:58 - Blog en soi - Commentaires [2] - Permalien [#]



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