26/11/07
de la pluie et des mots, et un train aussi
Every night I look to the skies and wonder what we did. / Always a naive point of veiw that breaks us in the end.(...) It's now and always,/ How did we get this far, / did we get this far, now? / Always, / We're making a brand new start, / just a brand new start, now.(...) / Wave goodbye to me!/ Around the world,/ I'll find out why we came to be. / Around the world,/ the secret lies in side of he. / Around the world, / I'll find the hero inside me./ But don't run away,/ 'cause if it's not okay,/ I'll change that world,/ into something better, honey.(...) If you wanna be somebody,/ get up on your feet and go!!! [Around the world, Monkey Majik]
Cultivate your hunger before you idealize / Motivate your anger to make them all realize / Climbing the mountain, never coming down / Break into the contents, never falling down.(...)Don't try to live so wise / Don't cry 'cause you're so right / Don't dry with fakes or fears / 'Cause you will hate yourself in the end // You say, "Dreams are dreams. / "I ain't gonna play the fool anymore." / You say, "'Cause I still got my soul."(...) Reflection of fear makes shadows of nothing, shadows of nothing. [Wind, Akeboshi]
Je me suis surprise à ressortir mes disque d'Akeboshi, ça faisait un certain temps, j'ai posé l'oreille un jour par hasrd à cause de ses pochettes d'albums et puis j'y suis resté un peu, pas assez longtemps, pas encore le bon moment, peut-être maintenant. Il pose ses mains sur de l'écorce , partirait bien vers des chemins herbeux plus seuls plus loin, et surtout il aime le train autant que moi ou presque, j'hésite et finalement livre le trajet en vidéo. De retour dans mes oreilles en chemin il trouve par hasard les mots justes, qui se combinent avec ceux d'autres gens qui ne chantent pas toujours dans leur langue maternelle, en l'occurence Monkey Majik (dont j'adore plus souvent les clips que la musique, c'est étrange) pour le premier segment.
Photos de pluie de Bob Sosin, "City Rain" ou le monde comme je le vois dès que je pose un peu les carreaux.
En ce moment la fatigue me fait me sentir terriblement adolescente, à rire nerveusement en sautant partout, à écouter de la pop à tout va ces jours-ci et des hurlements ces jours-là, ça aussi c'est étrange.
17/11/07
Where the worms are

...deux découvertes coup sur coup qui se répondent parfaitement...
Kris Kuski maîtrise tant et si bien le réalisme le plus photographique comme le grotesque des jugements derniers d'apocalypse et le crayon sur la feuille qu'il transforme la précision graphique en gravure dignes de la Renaissance la plus troublée de gisants et de décharnés, bienvenue dans le fantastique des danses macabres du XXIème siècle...
Son Jugement Dernier m'a irrémédiablement fait penser au Zeus et Sémélé de Gustave Moreau qui surplombe mon bureau dans les Vosges, superbe et hiératique, atroce et magnifique.
Sil van der Woerd, en réponse et parallèle, qui, après le déjà intéressant objet visuel Swim, a tout récemment réalisé une superbe vidéo pour la chanteuse Lolly Jane Blue, Worms : sombres visions, hiératisme et superbe là aussi, on y verra des échos d'images précédentes...
12/11/07
Evergreen
Je sors de la Forêt de Mogari. Apaisement temporaire, je me rends compte que même cela, ce n'est pas assez. J'étouffe légèrement dans ma pas si nouvelle vie. D'où mes posts cahotiques, tout l'est un peu en ce moment.
Toujours est-il que pendant la durée du film, plongée dans sa forêt du Kansaï (je me suis surprise à sourire au bout de parlé -ben glissé, traduit en "il n'y a pas de règles formelles, sais-tu", bien incapable de comprendre mais perception du parler différent, qu'elle a dit apaisant, et j'étais d'accord avec elle), je me suis sentie comme la tête dans la baignoire, enveloppée de chaleur, des flux d'eau et de feuilles. Une seule image s'est superposée à la sortie de la projection, pour tenter peut-être de prolonger la perte du cocon vert qui a été brutale une fois les lumières rallumée, cette photo était de M. Be
, Yakushima et ses arbres trésor mondial, c'était il y a longtemps, je m'étais retrouvée par erreur sur le profil blogspot des Itadakimasu et cliqué sur un lien bis et découvert cette seule image. Longtemps mon fond d'écran, disparue avec tous les corps et les biens engloutis cet été dans le naufrage informatique que j'ai connu, elle s'est réimposée à moi ce soir, comme ça, et je suis repartie à sa recherche. Et je l'ai retrouvée.
Au fil de cette recherche, j'ai appris en passant - toujours avec bonheur -que M.Be avait ouvert un photoblog et que Mme Gâ reprenait des aventures, alors ça m'a un peu réchauffé le coeur aussi.
04/11/07
peur ou liberté
"peur : se réveiller dans un train, c’est le soir, un peu gris, beaucoup de bruit, une vibration, les autres gens qui dorment — mais où on va, et si c’est le bon train"
Il dit peur, quand je dis liberté, définition même
je hais le manque financier chronique qui m'étouffe quand je veux voir la mer, respirer à pleins poumons un autre air, celui-ci reste trop collé à mon corps
le panneau des horaires de la gare est la liberté, quelle que soit devenue la sncf à écraser ce genre de conception du voyage
d'une bière ou d'un train, je ferais le même choix
pour dire quelque chose de soi, vraiment de soi : à n'être bien qu'en route
Images : Lawrence Yang ici ou là
