22/10/07
Suivre le chemin
Lorsque j'étais enfant et que j'allais en classe verte, j'ai été une enfant chanceuse qui allait en classe verte, je ne prenais que des paysages en photos, il n'y avait aucun humain dans mes contemplations d'appareil jetable. Ma famille s'est est inquiétée, a trouvé ça étrange, pas naturel, pas sain, on m'a gentiment mais fermement fait comprendre que ça n'était pas bien. Alors j'ai peuplé mes souvenirs d'êtres humains rassurants pour les développeurs de pellicule...
Je regrette ce sentiment de culpabilité qui monte encore en moi à chaque photo prise sans humain la peuplant, c'est handicapant, comme une main qui m'arrêterait encore au moment du déclencheur, le regard du censeur, la bienséance photographique.
Sara Wight va "beyond the horizon" et je regarde par ses yeux ces étendues qui me rassurent, plus que nombre d'êtres humains, n'en déplaise à l'autorité familiale.
Et je me dis que plus tard, je ne dirai pas ce qui se photographie ou pas, j'aimerais juste apprendre à regarder, que le cadre soit ou non peuplé, apprendre à regarder. 





Commentaires
inquiétantes, les photos sans humains ???? Mais qui est plus humain, qui est plus visible que ce coeur qui bat, derrière l'appareil, ce coeur qui regarde et qui commande le doigt ???
