elsia

Des nouvelles de moi, de ce que je fais, de ce que je vois et qui *ring a bell*

26/07/07

une page, maxillo-faciale

b_b_Aujourd'hui, j'ai eu le dernier rendez-vous avec mon orthodontiste.

Ce n'est pas une histoire d'appareil comme les autres qui nous lie, d'abord ce n'est pas un appareil, c'est des appareils. 14 ans, 14 ans de traitement, la plus ancienne cliente, mais est-on encore une cliente quand on a vécu si longtemps dans leurs mains ?

La première fois, j'avais 8 ans, j'étais une petite fille que l'adolescence n'avait pas encore atteinte, dont le visage ne donnait que peu de signes des dérèglements à venir. Si nous avions su ! quand il y a des dents à chercher dans les os, quand il n'y a pas d'os là où il en faudrait, quand les mâchoires semblent avoir leur vie propre et cherchent à s'éviter... il a été là, ils ont été là, pour dire qu'on y arrivera, que l'on souffre mais qu'un jour, on aura plus mal ni au corps ni au coeur, les enfants sont cruels, même pour les cas bénins.

Quand on naît avec une malformation faciale, on vous dit que tout sera toujours pris en charge, à 100%, c'est un mensonge, car les cases de la Sécurité Sociale ne correspondent pas toujours au temps qui glisse sur vous et qui vous rend soudain trop vieux alors que le visage cède pourtant. Mais sur la route, il y a parfois des médecins merveilleux, des gens qui ne vous mentent pas, ni sur les prix, ni sur la douleur, ni sur les risques. Ils se connaissent entre eux, s'envoient des petits courriers, vous appelent "charmante" quand personne ne vous l'a jamais dit, et voit ce que vous pouvez être que personne ne voyait.

Quand on naît avec une malformation faciale, on ne naît pas vraiment, on ne naît qu'à moitié. Quand on est pas le bébé attendu, le chemin reste à faire. Et votre famille s'agrandit, j'ai autant de parents que ces gens qui ont été là pour appliquer le bon geste au bon moment, parfois se tromper, recommencer, ça arrive, c'est dur, mais ça arrive. Il y aura eu des instruments de torture, des entravements du corps, la chirurgie, casser, reconstruire, plaques en titane et bloquages de mâchoires, réapprendre, se reconnaître. Mais quand on prend la dernière photo, la dernière radio, quand on entre la tête haute dans la pièce pour sourire à ceux qui vous auront fait naître, on est ce que l'on est, avec les années derrière et le visage qu'on a, celui qui vieillira, l'autre reste dans l'enveloppe de papier kraft, il vous regarde, il ne vieillira pas, mais il existe, eux, ils l'ont rencontré, vous ne serez pas la seule à vous en souvenir, gardiens de la mémoire. IMAG0306

C'est douloureux que ce soit ainsi, oui, c'est douloureux d'avoir eu un jour à ne plus se reconnaître dans la glace pour exister dans les yeux de ceux qui vous voient, mais c'est ainsi, et je suis triste de ce dernier jour avec eux, de ces derniers rendez-vous.

L'amour est une chose étrange, on dit aveugle, c'est précisément ça : on se voit, on ne se voit pas, on ne vous voit pas, on voit autre chose, on voit différent, on revoit, on dévoie aussi, alors c'est de l'amour quand vous n'en avez pas, parce qu'ils vous voient, ils vous regardent, même quand vous êtes le seul à vous voir. Ils voient la matière de votre corps, ce qui est, même ce les autres ne veulent pas voir, ils le voient avec vous, ils vous disent ce qui changera, et surtout ce qui ne changera pas. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme, mon bon vieux lavoisier, c'est ce qu'ils vous redisent encore dans leur étrange langage médical, c'est la plus grande peur, celle qui reste incomprise de ceux qui ne veulent que votre bien, que vous deveniez celui que vous "auriez dû" être, la moitié inachevée de vous. Les médecins savent, eux, que nul ne se crée, nul ne se perd, qu'on change juste des détails pour qu'enfin on vous voie.

Ceci est une lettre d'amour, d'affection et d'hommage à ceux qui m'ont suivie et portée, forcée parfois vers le regard des autres, alors merci, comme on dit.

Je tiens à dire à qui tomberait sur cette note et qui soit concerné par un problème maxillo-facial que je suis parfaitement disposée à renseigner, parler, aider. Lorsque j'étais enfant, des parents venaient parfois avec leurs bébés chez nous, envoyés 86par mon premier chirurgien, pour me voir et savoir que l'on peut grandir et sourire, je me rappelle de tous ces bébés, de tous ces parents, à l'adolescence, nous ne recevions plus de personnes mais aujourd'hui je peux le dire à nouveau, on peut grandir, passer à travers beaucoup, mais sourire à la fin. Je ne mentirai pas, ni sur les prix, ni sur les douleurs, ni sur les risques, mais mon sourire ne vous mentira pas non plus. Je tiens à dire que mon cas était relativement bénin puisque je suis née avec une fente labiale dont la fente palatine s'était auto-refermée peu avant ma naissance, l'essentiel de mes problèmes est venu sur le tard avec la déviation de mon visage et surout de mes mâchoires et la découverte de déficit osseux. Mais je me dis que ce que j'ai connu à mon échelle peut toujours aider.

Enfin je recommande à tous l'ouvrage A visage différent, l'alliance thérapeutique autour de l'enfant meurtri, sous la direction de Michel Serres et AR Chancholle, aux éditions Hermann, qui décrit tous les stades de traitements liés aux malformations de naissance du visage et de la main, et dont la partie chirurgicale a été rédigée par le chirurgien qui m'a opérée à 6 mois. Si les parties médicales devraient être révisées peut-être aujourd'hui, la dernière partie philosophique de Michel Serres touche au plus juste des duoleurs psychologiques connues par l'enfant et sa famille, mais aussi de l'espoir et de l'attention de tous ces soignants qui vous accompagneront au fil du temps.

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24/07/07

Ours en crochet, haut niveau de kawaii-ness, vous êtes prévenus !

Voilà à quoi s'occupe ma môman en ce moment... avouez que c'est chou !

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et en plus, c'est pour une bonne cause puisqu'ils sont vendus au profit du Téléthon.

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21/07/07

Remiremont/Ville-sur-Lumes - A/R

Instantanés de quelques jours de vacances, bleu, vert, gris.

img__7_img__11_img__14_img__18_img__31_Et les hortensias roses, non pas face à la mer mais plus magnifiques encore, c'est ma famille, là où j'ai passé tous mes étés depuis que je suis née, le lapin de Pâques passe sous ces hortensias-là et ils sont généreux comme ceux qui les regardent pousser, là je sais où je suis, terrain de connaissance, là où on est sûr que quoi que les ailleurs vous aient fait devenir, certaines choses ne changent pas, et ça fait du bien.

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20/07/07

Où en est la nuit ?

"Tout objet est une chose qui s'ignore."

Où il est question de l'humanité, de ce qui la fait et la défait, de ce qui la transcende et de ce qui l'aliène, des discours qui s'éboulent sur nos trop petites têtes, des chiffres qui structurent et s'alignent bien rangés, des textes de lois et des décrets fantoches que des peuples inventés inventèrent tout comme nous dans ces mondes parallèles qui nous cotoient pourtant juste pour se protéger, donner des sens pour traverser la scène et le Palais des Papes.

"Heureux les acteurs qui ne savent par leur texte car ils savent la vie par coeur."

Où la parole porte une planche et nous qui en doutions ! Il y a des échos difficiles et la voix porte mal mais parvient jusqu'à moi de l'autre côté d'une vitre et d'un tube à rayons colorés, parfois je me dis que nous devrions inventer arte, et là je me réveille et apprend que le rêve est vrai, la logorée n'est pas forcément une injure, le verbe est fait pour s'écouler, même hors du lit du torrent, à moins qu'il ne le rejoigne de façon détournée. Quelques fois on chante, on mime, on borborythme pour s'appercevoir que les mots étaient corps et que le flot ne faisait que cacher nos doubles dialogués, stupeur, et tremblements parce que les vieilles pierres ça s'effrite facilement et que le plancher grince quand on applaudit comme un abruti à des kilomètres au loin dans une pièce toute vide aux volets refermés.untitled

"Nous devrions vivre dans le mot homme sans avoir rien pour le désigner."

Et j'en sors épuisée, silencieuse, rassasiée.

Silence, silence, silence.

L'Acte inconnu, Valère Novarina, création Avignon juillet 2007.

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12/07/07

Ah et j'oubliais !

J'ai mis à jour les liens de la comptine des corbeaux. Si vous voulez vous promener un peu plus encore, suivez le décompte et errez sur mes pas au fil des images.

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Gratin de pêches aux amandes et aux spéculoos.

Trois cagettes de pêches dans un état moyen récupérées chez ma grand-mère plus tard... nous voici lancés à la recherche de tous les moyens possibles de les savourer tant qu'il est encore temps !

Résultat : un charmant gratin de pêches aux amandes et aux spéculoos, version modifiée de la recette du fabuleux micro-livre qu'est "Puddings, préparation traditionnelle" de Anne Wilson, traduction souvent aléatoire (se méfier des températures de cuisson...) chez Könemann de l'australien Classic Essential Desserts and Puddings chez Murdoch Books.

Trève de blablas éditoriaux, the recette version elsia (c'est-à-dire avec des pêches fraîches et pas au sirop, avec des spéculoos et pas de la chapelure, et surtout avec beaucoup de changement de quantités, de temps et de t°C, comme d'hab quoi) !

Gratin de pêches aux amandes et aux spéculoos.

Ingrédients : 800g de pêches découpées en morceaux ; 200g de spéculoos réduits en miettes/poudre ; 90g de beurre ; 100g de cassonade ;  1/2 cc de noix de muscade en poudre ; 70g d'amandes effiléesIMAG0618

_ Préchauffez le four th.4. Dans une grande poêle, faites fondre 70g de beurre, ajoutez les spéculoos écrasés et faites dorer à feu moyen. Mélangez à part la cassonnade et la muscade.

_ Graissez un moule à soufflé. Garnissez le fond d'un tiers de la chapelure (ça dépend de la taille de votre moule aussi bien sûr, faut adapter) puis versez la moitié des pêches dessus, saupoudrez d'un tiers de la cassonade et de la moitié des amandes.

_ Répétez l'opération et terminez par une couche de chapelure. Avec le dos d'une cuiller, tassez bien toute la préparation. Saupoudrez du reste de cassonade et parsemez de petits cubes du beurre restant.

_ Enfournez 30 min environ jusqu'à ce que le gratin soit bien doré. Servez tiède avec quelques quartiers de pêche fraîche(directement ou réchauffé un petit peu avant de servir).

Tada !!!! C'est trop bon ! Un peu sucré mais il est aisé de réduire la quantité de cassonade si besoin et je pense d'autant plus si vous utilisez des pêches au sirop, ça faisait longtemps que j'avais pas cuisiné !

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10/07/07

An average sadness - Ameni Rozsa (images de Fuco Ueda)

Avant toute chose, allumez la radio, ou écoutez comme moi ce soir les notes envoyées vers moi de Chopin (ballade n°1) et surtout Rachmaninov (concerto n°3) par Horowitz.

Maintenant Ameni dira mieux que moi ce qu'il faut :

"It is with small shame that I move to turn on the radio today.  Radio is the friend I usually neglect; the friend I only think to call upon when life has turned sad and desperate.  I always return to it flushed with guilt -- but it is always waiting for me, it is always ready to take me back.

When I first lived alone, I listened, like so many, each day: when I awoke in the mornings, and again in the evenings, when I returned from work. While I waited out the siege of my first New York summer, radio's sounds were the only ones I could tolerate.

And so, when my first relationship went bad, I found myself in an apartment steeped in brown, and again I turned to radio.  The taste of yucca, which I fried for the first time in that tiny kitchen, the smell of smoke-saturated curtains and Murphy's Oil Soap, the interviews, the news reports, the long recitation of member stations in the Berkshires -- these are bound to each other and to me, they are the taste, the smell, the sodden air of that isolation.

Radio was made for the lonely, after all, the displaced and the out of touch.  Unlike television -- which stares stubbornly in a single direction, which demands the attendance of the whole, battered body -- radio is everywhere.  Single people need radio, for only it can fill the enormous spaces that even their smallest apartments harbor.  It does not spite us for out distraction, but tactfully begins from the moment we switch it on.

Its sound is our guardian angel; ubiquitous but unassuming.  We move about our business while radio patiently follows.  Its persistent soothes even our most sodden and sharp-edged isolations, softens the spaces between our souls and the ever-distant walls.

In these ways, radio is forgiving, and the lonely are in need of forgiveness.

Last spring it seemed my whole life abandoned me -- a needed job fell through, my relationship failed.  I took the first, smallest, dingiest apartment that offered itself.  I didn't have the patience, or the courage, to look further.  I switched perfumes.  I listened to the radio.  And words started to drop in on me without warning.

As I shivered in the rush of possibility, my comforts and routines wrestled away from me, I became aware of the air nearest to me.  This air knew skin, it was warm with my own voice.  Sheltered, I grew still.  I lifted plain and shining words from the cold that braced my insides.  They swam to me, they offered themselves to my net.

For months I lived like this, avoiding new friendships, neglecting the few that had survived my prior couple hood.  I postponed getting a new job, preferring to subsist on coffee, on toast, on the sun that would brave my filthy windows.  These days were indulgent and untenable -- I would have to find work, I would have to revive old friendships, I would have to form new ones.  The harvest would fall off.

Though I cried myself to sleep each night, this time was as sweet and as thick as any I ever lived. Each moment I distilled and drank off at my leisure: each day I reaffirmed my greed for my own uninterrupted time and only radio was invited.  I grew strong, alone like that.  But slowly, practicality ended my respite.  I moved in with a friend, I took a job.  I fell in love.

Falling in love is like painting yourself into a corner. Thrilled by the color you've laid down around you, you forget about freedom shrinking at your back.  Neglected, my river slowed, my catches grew meager.  I stopped listening to radio.  I once again to think of time alone as something to spend or will away, rather than something I could stretch myself across.

And now, now that I have forgotten, things prepare themselves to fall away again -- another love will leave; I will take an apartment by myself.  I feel the air turn crisp, the walls edge further from my body.

Shivering, nervous, I turn on the radio, for the first time in months.  Paul Auster is reading a story about a girl who lost her father, who dragged a Christmas tree down the streets of a midnight Manhattan.  He is asking us for our stories.

There are conditions: that they be both brief and true.

But I have no deaths, no travels worth repeating.  I have no strokes of wild fortune or incredible tragedy.  I have only an average sadness.  Worse, I have been unable to write for weeks now, my mind riddled instead by imminent departures, imminent change.

Then it strikes me: this moment is the friendly hand of solitude.  The radio is inviting me back, back to the rooms it will fill with its voice of warmest flannel, back to the warm light of time spent alone.

I have recognized the invitation only as I have written these lines.  That is my story, complete with the climax that is now.

Sometimes it is good fortune to be abandoned.  While we are looking after our losses, our selves may slip back inside."

"An average sadness", par Ameni Rozsa, in I Thought my father was God.

***

Retour dans les Vosges détrempées. Gris partout, devant, autour. Nuages et brumes. Mémoire à rédiger, des pages de blanc qui s'étalent sans vouloir se combler. Des doutes aussi, trainés depuis longtemps sur le bien-fondé de certains pans considérés avec trop de facilité comme acquis.
Et puis le démantèlement commence.
Comme le petit détail qui cloche le matin du grand jour, examen, entretien, rendez-vous, ou journée qui devrait être normale, mais soudain au premier tapement, un des fils rompt dans la raquette et le sentiment s'installe.
Ce matin a été exactement ainsi, quelque chose qui cloche, l'humeur atroce du jour qui ne va pas aller. On se dit que tout est dans la tête, on se fait une théière entière et l'on essaie de travailler.
Mais le détail continue de clocher.
Jusqu'aux 3 secondes où le coeur accélère parce qu'on sait enfin que tout se concrètise, là, à cet instant, au premier coup d'oeil sur les mots qui s'affichent. C'est la fin de journée et l'on vient de dîner. Et c'est là, face à soi, l'évidence totalisante du pourquoi du comment. C'est terminé. On pleure un peu, de soulagement aussi. Enfin on sait, on est fixé.
Et là me revient l'obsession pour ces mots de Villon d'un de mes professeurs à la Faculté de Clermont et le sourire étrange qu'il avait en les prononçant, Je ris en pleurs... Je suis heureuse, demain le serai plus encore, mais je n'aime pas les fins, quand je m'attache, je ne cède plus bien, ni les lieux, ni les choses, ni les gens.
A cet instant, je sens comme le nez glacé d'Héléna dans le creux de ma nuque, ça partira sans doute rapidement, je ne sais pas si j'ai envie que ce frisson glacé s'en aille trop vite non plus. Je sais qu'il n'y aura pas de Pendant des années dans ce cas précis. Juste un plantage total. Et pourtant. La curée ne me fait pas plaisir, non. Le regard dans le rétro n'est pas des plus sereins non plus, tentative manquée à être mieux que soi, on aura tenté ce bonheur mais à petites doses, faut pas pousser, ça pourrait être dangeureux.

Le retour au point fixe familial est aussi synonyme de retrouvailles avec ma petite bibliothèque, en majorité de cartons aujourd'hui, il n'y a plus tant de place.

Ce qui à cet instant précis signifie déranger les piles pour retrouver un livre crémeux : Je pensais que mon père était Dieu. Anthologie des premiers textes collectés et lus par Paul Auster dans le cadre du National Story Project qu'il avait initié en 1999 avec la radio NPR, ce livre m'est précieux.
Offert avec affection en des temps d'autres troubles, emporté partout, il est là et me désigne encore du doigt. Je sais quoi y chercher. Il y a de quoi rire et pleurer. Mais il y a surtout deux infaillibles couvertures polaire dans lesquelles me draper. Elles s'appellent Tanya Collins et Ameni Rozsa et leurs phrases sont devenues les miennes. Depuis le temps que l'on se connait désormais. Oxnard et Williamstown, c'est bien très loin des Vosges, c'est même loin l'un de l'autre comme refuges impromptus. Une nuit au bord de l'Océan, côté californien mais avec juste le soleil et ses couleurs d'aube et de crépuscule ; le Washington DC mais aussi le siège de l'été New-Yorkais... Je connais mieux Ameni en fin de compte. C'est elle qui me suis dans les ombres. Elle écrit par ailleurs, je le sais, mais c'est ces mots-là qui restent les plus profondément ancrés en moi.

On va encore m'accuser d'en écrire trop mais il est des choses à partager et ça faisait longtemps.

Les illustrations ont été un jour les peintures de Fuco Ueda, découvert dans un étourdissement magnifique, au détour de l'indispensable mine d'or qu'est le Wub. Mais, suivant ce qui est ma police de blog depuis un certain temps maintenant, je lui ai demandé son autorisation pour ça et elle s'est excusée mais a préféré que ses images restent hébergée uniquement sous son domaine étant donné que mon texte ne parlait pas de son travail puisque ses toiles servaient d'illustration à un propos qu'elle ne maîtrisait pas. Je la remercie de sa franchise et admire toujours autant son travail, je vous invite donc à cliquer sur ce lien pour découvrir son univers qui collait plutôt bien à ces mots.

PS : La première image était indéniablement pour Mr Be, parce qu'il y avait des masques d'animaux et que je lui dois au centuple de m'avoir fait découvrir ce qui hante mes jours et mes nuits depuis, allons donc vous promener surle site de Fuco Ueda pour tenter de retrouver ce à quoi je faisais allusion.

Posté par elsia à 22:32 - les goûts et les couleurs - Commentaires [0] - Permalien [#]



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