elsia

Des nouvelles de moi, de ce que je fais, de ce que je vois et qui *ring a bell*

25/06/07

Je choisis le hasard. And the nightingales.

307635259_3beadddb53C'est pas tout mais je m'aperçois que je n'ai pas dit du tout ce que je faisais à Strasbourg tous ces jours depuis 3 mois maintenant ! Timidité ou discrétion professionnelle, allez savoir. Le fait est que j'ai travaillé sur le très enthousiasmant projet de création d'un centre de ressources sur l'illustration jeunesse dans la future "Grande Médiathèque" de Stras' en 2008.

Un projet comme on n'oserait même pas rêver, avec des rencontres en or en prime, on y croit même pas quand ça vous arrive comme ça. J'ai travaillé sur des albums du patrimoine de l'illustration pour enfants des 40 dernières années, et plus encore puisqu'affinités, erré et pisté le créatif et l'original, l'unique et le générationnel avec un tel bonheur. J'ai traqué 307833641_94d081b1b6aussi avec délectation souvent les sortants de l'Esad depuis la création de son atelier d'illustration, en ai rencontré avec joie quelques uns. Je suis aussi venue démarcher mes amis et connaissances illustrationesques de cours de chemin sur les questions existentielles qu'on se pose en cours de tel projet. Il y a des gens et des choses merveilleuses, si je devais encore m'en convaincre. Cansei de ser sexy, Of Montreal et autres en fonds sonore parce que c'est l'été, et je peux le dire, j'ai adoré mon job. Mais de job, stage il fut en vérité et le temps de s'amuser est bien fini, retournons au vrai faux turbin qu'est la rédaction d'un mémoire. J'aimais tellement mon travail quotidien, ouiiiiiin. Le petit nuage n'est pas encore totalement parti, moi non plus, je suis encore heureuse de tout ça, alors ça va.

Et au fil des lectures et des regards croisés, j'ai lu une belle monographie-catalogue sur Bruno Munari, ai glané quelques mots au passage :

"La regola e il caso.

Come il giorno e la nottegattini

La regola e il caso sono due contrari

Como la luce e il buio

Como el rosso e il verde

Como il caldo e il freddo

Como l’umido e il secco

Como il maschile e il femminile.

La regola dà sicurezza,

La geometrica ci aiuta a conoscere le strutture

O a costruire un mondi nel quale

Ci possiamo muovere senza paure.

Il caso è l’imprevisto

A volte terribile

A volte piacevole

L’incontro con una personaMunari__Negativo_Positivo_1953

Con la quale si stabilisce subito

Un conttato di simpatia e di amore,

L’esposione di una idea risolutrice

La scoperta di un fenomeno.

La regola nasce dalla mente

Si costruisce com la logica

Tutto è previsto

Con la regola si può pianificare

Un programma.

Il caso nasce dal clima

Delle condizioni ambientali, sociali,

Geografiche, dai recettori sensoriali.

Un odore di eucaliptus

La forma di un sasso

Il ritmo delle onde del mare…

La regola, da sola, è monotona

Il caso da solo rende inquieti.

Gli orientali dicono :x17110

La perfezione è bella ma è stupida

Bisogna conoscerla ma romperla.

La combinazione tra regola e caso

E la vita, è l’arte

E la fantasia, è l’equilibro."

Bruno, Munari, Verbale scritto, Genova, Il Melangolo, 1992.

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23/06/07

One for the sorrow, Two for mirth.

18_wo_manUn, ce sont les mauvaises nouvelles (Erika Minkevičiūtė, ou no-joy).

illu_folio_image_444_skk1Deux, c’est la gaieté (Stéphane Kiehl).

44Trois, c’est un mariage (Ruedi Baur).

245_aQuatre, c’est une naissance (Stéphane Tartelin).

276_bCinq, c’est la richesse (Stéphane Tartelin bis, on a le droit quand on aime^^).

i_wanna_be_a_thiefSix, c’est un voleur (Tinho, alias Walter Nomura, extrait de son expo à la super déviantement tendancieuse galerie grenobloise Space Junk).

yellow_branchesSept, c’est un voyage.(Betsy Walton)

03Huit, c’est la souffrance (Stasys Eidrigevicius, il est polonais donc a un nom compliqué -je sais, c'est pas vraiment lié- mais c'est un génie, ça c'est sûr).

660x700_09newheartbeatNeuf, c’est un secret (Yuka Yamaguchi)

carte_postale1Dix, c’est le chagrin (Paski, même si c'est pas vraiment son genre habituel).

fish_20and_20girl1Onze, c’est l’amour (Sarah Joncas).

poissonDouze, c’est la joie pour demain (Ange Andrianavalona, ou Petit Crayon pour les intimes).

J'ai fini mon contrat, mais les images demeurent. Mes pérégrinations professionnelles seront bientôt exposées en d'autres lieux mais pour commencer le concept, comptons les corbeaux et promenons-nous !

Posté par elsia à 14:50 - les goûts et les couleurs - Commentaires [2] - Permalien [#]

01/06/07

me too...

bubblegirlquatre chansons, un peu plus de 10min, j'ai attendu pour quelques mots, don't sign on the picture please, that's my work, you know, taking care of pictures...

une journée pleine de nouvelles perspectives, oui, mais ce soir, j'étais tellement fatiguée, je me suis échappée plus tôt de la bibliothèque en sachant que je devrais le payer plus tard en boatgirlrattrapage, j'ai couru avec mes sacs pleins de livres, trop de livres, trop lourds, mes épaules endolories, je suis restée debout, à me dire que j'aurais bien aimé aller au concert, mais que j'étais trop fatiguée de toute façon pour faire encore un effort de plus

sa voix était fatiguée, "comme toujours", en effet, hope you'll be less ill than last year, tomorrow night in Clermont, yeah i was really in bad shape then, you'll be there tomorrow ? no, i'll be at the library with children, i need to go back soon actually

summerreadingle temps de la queue et l'injustice de le voir devant moi dans l'escalator, il a fini avant moi, incroyable

je suis si fatiguée, un album plus joyeux, c'est ce qu'ils disent, c'est amusant, his joking side, c'est vrai, birdmenun peu, mais en même temps, après deux chansons de ce nouvel album "joyeux", Got a suitcase, got regrets et Deliver me, d'une gaieté folle on s'en doute, il a chanté deux du précédent : For the restless, sait-il seulement qu'il était la bande son d'un vélo à Tokyo ? et pour finir, a happy one, dit-il, j'aime son lopsided sourire then, Vampire Heart, oui, bien sûr, a happy one, tommy bubblegun boy, certaines choses ne changent pas avec toi, c'est rassurant

et après quelques temps encore, enfin la journée est finie, je rentre, je mets le fameux nouveau disque sur la platine, en effet, c'est plus joyeux, plus punchy en tout cas, dynamique, je l'entends sourire, on est grands maintenant, on a appris à sourire en continuant à ne pas y croire, en effet

mapmanet puis en petit, en bas de page, derrière le cercle enchaîné, cinq mots, oui, on est toujours dans le même monde, et c'est toujours vrai, et je n'ai pas malplacé ma confiance en lui, il y a longtemps déjà, le chemin est toujours parallèle, à New-York sous la pluie plutôt que dans une villa à la piscine éclairée, comme dans les lumières des lampadaires dans l'eau anglaise autrefois, il suffit de cinq mots, je recolle les morceaux, ce soir, je vais manger et me coucher et dormir, il y a encore du travail demain, avec le sourire, malgré tout, on est grands, on avance à travers, malgré tout.

... I'm tired of fightingkoc_albumcover_300x300

i've given up sleep too, but who would deliver me.

[Les images sont de la talentueuse Sophie Blackall qui est l'auteur des illustrations auxquelles j'ai interdit à Tom McRae de toucher et qui font du livret de cet album quelque chose de très précieux, elle a illustré Ruby's wish, traduit en français chez Syros sous le titre Bonne chance, petite Rubis, qui est un album assez charmant]

Posté par elsia à 19:38 - les goûts et les couleurs - Commentaires [6] - Permalien [#]

Sa voix.

Ce matin, comme tous les matins, j'avais du mal à me lever et puis j'ai entendu son nom, annonçant sa voix et je me suis dressée. Elle était là, tout de suite, maintenant.Stras1__7_

Je ne fangirl pas les écrivains mais elle impose une relation particulière, même si ça me dépite un peu de dire ça parce que je crois à l'écriture détachée de son auteur. Les justifications biographiques me semblent inadéquates. Justes, peut-être, je sais le bout du coeur à arracher, mais une fois celui-ci égoutté, il est diminuant de l'analyse de s'y empêtrer comme avec un chewing-gum dans ses cheveux. J'ai du mal à expliquer, mais dans ma tête, c'est clair^^

Enfin bref, Christine Angot. Mon deuxième semestre de Licence de Lettres modernes, une oeuvre en quelques mois d'inertie avec la grève en toile de fond, mon igloo et l'écriture d'Angot en "couverture polaire", très efficace. Je pose un copyright sur l'expression d'ailleursn c'était mon angle d'analyse à moi toute seule. Elle ne dit jamais rien, elle n'est pas souvent là dans ce qu'elle écrit pour moi, c'est même ça que je trouve incroyable dans ce que les gens en disent, et à le lire, elle écrit autre chose qu'elle en passant son temps à dire je, ça lui échappe. Volontairement, j'en ai pas la moindre idée.

Il avait dit quand j'ai lu que c'était effrayant, que je lisais comme elle son texte. Ca m'avait fait peur aussi. J'ai cherché ma voix dans la sienne, rien, j'aurais pu m'en douter. Je ne suis pas une 'fan', sa voix ne m'a rien apporté, je regarde ses livres sur l'étagère.

Je dois partir, je vais être en retard. C'était un réveil littéraire, j'avais oublié.

Posté par elsia à 08:28 - les goûts et les couleurs - Commentaires [0] - Permalien [#]



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