30/03/07
13/10/06 - Belle Journée
Aujourd'hui a grosso modo été une belle journée. J'ai pu entendre la boîte vocale de Philippe Picquier, ce qui a suffi ou presque non seulement à provoquer chez moi un trac immense mais aussi à illuminer toute ma journée.
Aussi, vais-je tenter de continuer cette fameuse série de post vidéos trop longtemps repoussés.
Et si les deux demoiselles en chemise à carreaux ci-dessous ne parviennent pas à vous mettre de belle humeur, je ne réponds plus de grand chose...
Les années 60, Broadway est encore tout de strass et de néons, la télévision lui fait du gringue, Judy y a son "show", et elle parraine avec affection et sympathie les débuts de la "Funny Girl" du nom de sa pièce du moment.
"Do you smoke ? No
Do you drink ? ... Nothing, just sing beautifully, he ?"
Judy peut vous mettre la chair de poule à chanter "As long as he needs me" et quelques instants plus tard, plaisanter devant un faux plateau de thé dans un décor en carton pâte avant de s'éclater comme une petite folle avec Ethel Merman sur un "There's no business like Show business" improvisé (enfin improvisé^^)... sacrée bonne femme !
Barbara était alors "Barbra", en costume sage et coupe d'écolière, quoiqu'elle ait fait pire dans le dépouillement un peu laid faut l'avouer (mais she's so undeniably a Voice !!!), pas encore diva ni cléopâtre ni boule afro, mais ça n'a aucune importance pour moi. Elle est Dolly comme elle est Cathy la Communiste, et aussi Esther la magnifique, et bien sûr, bien sûr, pour celle qui commenca sa carrière dans un club gay clandestin, Yentl à la frontière du genre... tout ça et plus
encore. Elle était là quand j'avais 8 ans comme 20, une des dernières vraies "stars" parce qu'elle est paillettes et music-hall et grandes envolées et trémolos et délicates mains parfaitement manucurées toujours, accrochées d'ongles rouges au dos de Robert Redford, puisqu'elle est aussi requin, à tout gérer, produire, encadrer, perfectionniste jusqu'au bout de ces ongles si soignés. Une certaine vision de l'Amérique, entre engagements politiques et star-system, quelque chose du don du ciel et du self-made success aussi, que ma mère m'a léguée comme un recadrage temporel.
On m'a offert ça pour la peine, chair de poule. merci swan.
vous savez bien, c'est moi, alors c'est rien, on fait aller, on fait toujours.
Commentaires
et alors ? tu lui as dit quoi à monsieur Piquier ?
C'était pour le boulot ?
En tout cas, c'est pas tout le monde qui peut entendre la boite vocale d'un éditeur !
Je lui ai dit qu'il était inenvisageable de traiter mon sujet de mémoire sans le contacter, que je souhaitais solliciter un entretien, que j'adorerais faire un stage chez eux même si c'était compliqué, voili voilà si tu veux tout savoir lilikefia !
J'ai dû refaire le message 3 fois tellement je stressais, et là tu bénis celui qui a inventé la fonctionnalité rewind des répondeurs...:D
ça me fait tout plaisir que qqun s'enthousiasme avec moi, tiens !
