elsia

Des nouvelles de moi, de ce que je fais, de ce que je vois et qui *ring a bell*

28/03/07

10/09/06 - cadavres avec petites filles

C'était mon dernier jour aux Volcans, il y aurait peut-être, sûrement même, des tas de choses à dire, drôles ou pas, mais j'ai pas envie d'en parler comme ça, là.

Par contre, ce soir j'ai mangé chez mon oncle (qui avait d'ailleurs fait des tagliatelles au saumon et aux petits pois que c'était une merveille !!) et après, avec mes cousines, on a joué aux cadavres exquis. Quand je dis mes cousines, ça fait un pannel de 8 à 14 ans (Triste Lapin, c'est l'aînée, CQFD) + moi, de Barbie à AFI en passant par M.Pokora, d'où des reliquats de princesses, d'animaux (une veut être vétérinaire, elle est fan de Pirates des Caraïbes, ça se sent, vous verrez), de japoniaiseries aussi(et oui, j'ai une mauvaise influence sur mes cousines, vous en doutiez ?).

Le principe était Nom/Verbe/Adverbe/Complément en faisant tourner donc. On a fait trois séries de deux. J'ai corrigé les fautes d'orthographes moi-même ^-^

Bien sûr, il est inutile de préciser que je dénie toute responsabilité au delà de mon 1/4 dans les phrases suivantes...

Un chat danse sportivement avec un chiot.

Un blorque hullule stupidement avec une souris.Bobby001

Un chien suce généreusement une cravate.

Une fille voyage bêtement en chameau.

Un bishô mange gaiement une boucle d'oreille.

Une souris tripote gentillement une fée.

Une cloche chatouille courageusement Orlando Bloom.

1blanche Une chèvre joue gracieusement avec une salamandre.

Un chanteur de rock bidouille la maman d'un martien.

Une chauve-souris plane salement sur une brebis.

Une petite sirène marche affreusement sur une religieuse.

Un ventilateur éclaire brillament Jack.

Un dictionnaire lèche gentillement une bêbête.

Astérix saute timidement une ampoule.

Un cheval machouille difficilement un rideau.

Une jolie fleur enjambe lamentablement Pucca.

Johnny Depp plaque bizarrement les animaux.

Une mouche croque étrangement un peigne.

Une blonde magique fait des choses joyeusement avec son ongle.

Un soleil mange lascivement une guillotine.50164kangourouposters

Un kangourou torture joliment une folle.

Un chanteur de visual keï entube largement un chameau.

Patrick Sébastien mange lentement un tabouret.

Une clé de douze croque stupidement une plante verte.

C'est un peu répétitif forcément mais nous, on a beaucoup ri ! Comme toujours, de grandes vérités jaillissent de tels remuages de cerveaux, à vous de nous dire où vous, vous les voyez, qu'on rigole un peu...

Commentaires

Tiens, j'ai joué à ce jeu en amphi cette année XD

Et j'ai mis un sixième chapitre de Kingyo en ligne, tu apprécieras ma vague d'inspiration ^^

rassure-moi, la veste "ours en peluche", elle est pas bleue avec des pompoms, hein ?

Nah, plutôt comme ça:
http://i5.photobucket.com/albums/y188/Saande/6b193d67-1.jpg

pourquoi ça m'étonne pas du tout....

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08/09/06 - Joseph m'a quittée, il me manque

Visext9503Je hais l'immobilier ce matin, sincèrement, du plus profond de mon coeur.

Mon appart est ce qu'il est, je hais sa moquette bleu électrique, son néon de la cuisine, ses spots qui explosent, le vénilia qui tapisse la salle-de-bain, les paillettes de peinture craquelée de dessous le velux qui me tombent dessus la nuit... mais j'adorais ma vue. 

Face au velux de mon salon, le clocher de l'église Saint-Joseph, petite église sans grande prétention construte au 19ème. Ca ne valait certes pas le clocher baroque de Saint-Pierre des Minimes dans la ville basse (cliquez sur ce lien!, et prenez tout de suite votre billet de train tellement ce photographe vous donnerait envie de tout balancer pour venir à Clermont), ni le magnifique chevet roman en noir et blanc de Notre-Dame du Port, ni même les dorures sur fond noir des hauteurs de la Cathédrale, mais c'était MON clocher, MA vue. C'était l'humilité d'un père de famille vert-de-grisé et sans auréole, les bras serrés contre son torse comme s'il avait froid et comme si, surtout, ça le gênait d'être comme Frclermontnd_port46850012_2ça, en figure de proue Eglise014agrandiau dessus de la mer des toits du quartier. Il est tellement pudique que je n'ai même pas de photos de lui, le clocher, oui, mais pas de lui, et je ne pourrai plus en prendre maintenant...

L'immeuble qui se construit en face a pris un étage hier, je ne pensais pas qu'ils monteraient plus haut, il y avait quelques pans de murs, je pensais que c'était la  guérite de l'ascenseur ou je ne sais quoi... mais c'était actuellement un étage supplémentaire, et un étage avec balcons donnant droit sur moi comme les ouvriers en ce moment.

Je suis très triste, Joseph et moi avons perdu notre délicieuse intimité, je ne pourrai plus me promener en petite tenue, je ne pourrai plus lui parler de depuis mon toit, il ne sera plus là pour me protéger. Il ne me regarde plus, il ne me voit même plus, je suis si terriblement triste à l'idée de toute cette vie sans lui pour me regarder vivre.

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06/09/06 - Et pourtant, les raviolis ne chantent pas.

1294294propertyimagedata_1 Le 9 septembre 1976, Mao Tsé-Toung est décédé, ce qui veut dire que samedi, ça fera 30 ans. A cette occasion, Arte a diffusé une série en 4 épisodes adaptant la biographie de référence de Philip Snort.

Documentée d'interviews et d'images rares et très précieux, cette série était vraiment très bien. Bien que centrée sur Mao et le Maoïsme, elle ouvre de nombreuses perspectives sur l'évolution de la société chinoise au fil de la vie de Mao, ainsi que jusque dans la "nouvelle Chine" actuelle où ne subsiste de Mao qu'un mythe (d'ailleurs il est comparé à la fin au Roi Singe, légende que raconte le film dont je parlais la dernière fois), c'est à dire quelque chose de creux, lui est immortel mais quand il a essayé de faire de même pour ses idées, il a échoué. Le récit est bien mené et j'ai appris vraiment beaucoup notamment sur des périodes plus obscures comme la période immédiate après le renversement de la dynastie et la première république et aussi sur la valse des limogages sur la fin.

Ce qui est perturbant (et pour les gens qui ont fait le documentaire et pour toute personne ayant cotoyé un chinois ces derniers temps, je pense), c'est l'oubli volontaire, le fait que "ça" nous perturbe plus qu'eux, comme le Mao91communisme, dont ils ont l'air de se foutre royalement. Un peu "ça ne sert à rien de remuer le passé" et comme le dit si bien Chun Sue, romancière et blogueuse professionnelle, "de plus en plus de gens ont envie de parler de sexe, tout le temps, et c'est à nous de montrer la voie".

Ce soir, quelque chose m'a frappé dans les deux derniers épisodes : la catastrophe du "Grand Bond en Avant" et de la "Révolution Culturelle" ont été décrites comme dues "30% à une catastrophe naturelle et 70%  à des erreurs humaines" et Deng Xiaoping a analysé les maximes de Mao comme "à 70% correctes et à 30% erronées", j'ai trouvé ça intéressant la similitude de la formulation...

Img_443aa24a23957_full_1Tout cela m'a beaucoup fait penser à la leçon de vie donnée par le père dans Vivre! de Zhang Yimou, qui est un de mes films préférés et celui dans lequel Gong Li est pour moi plus talentueuse que jamais. C'est le meilleur dialogue que j'ai jamais croisé, il m'accompagne depuis la première fois que j'ai vu le film, je devais être en 1ère, ça fait un bail maintenant !  

C'est un film magnifique, une vraie grande fresque mais à échelle humaine, l'histoire de la Chine à l'échelle d'un couple, puis de leur famille. Une histoire chaotique, à chaque fois, on pense qu'ils vont s'en sortir mais à chaque fois, une nouvelle tuile. Et pourtant, le caractère asiatique demeure, ce n'est pas un film contestataire, non, il est à la gloire de l'humilité chinoise, de la petite morale ancestrale et quotidienne qui fait qu'on remet son sac sur le dos, qu'on remonte son théâtre de marionnette, qu'on le brûle s'il le faut, qu'on serre la main de son petit fils et qu'on continue à marcher, en laissant derrière soi les drames plus qu'inhumains qui se sont abattus, parce qu'avant tout, il faut vivre. Et c'est finalement incroyablement révisionniste, parce qu'ancestral, la preuve que Confusus l'a emporté sur Mao au fond.

Assez lambiné, voici la perle :Chinesefamily

"- Tu aimes les raviolis ?

- Oui.

- Tu aimes la viande ?

- Oui.

- C'est bien. Si tu écoutes Papa, notre vie sera de plus en plus belle. Tu sais, notre vie, c'est comme un poussin. Quand il grandit, on l'échange contre une oie. Quand elle grandit, on l'échange contre un mouton. Quand il grandit, on l'échange contre un boeuf...

- Et après ?

- Après il y a le communisme et on mange des raviolis tous les jours."

Je ne suis pas sûre de jamais trouver une définition mieux formulée, en tout cas pour les lendemains qui chantent.

PS : aujourd'hui, à la librairie, entre "Un Bisou, ça sert à quoi ?" et "Un Papa, ça sert à quoi ?", j'ai trouvé "Les dieux ne sont jamais très loin"...

Commentaires

Et donc, un bisou et un papa, ça sert à quoi ????

A mon avis de pas spécialiste, ni des bisous ni des papas, les bisous ça sert à aller mieux et les papas à faire des bisous. Si quelqu'un a une meilleure explication, surtout, allez-y, moi aussi je voudrais savoir !

Posté par elsia à 00:01 - les goûts et les couleurs - Commentaires [0] - Permalien [#]

04/09/06 - Capri, c'est fini...

Allez, pour une fois, on va parler un tout petit peu de politique, parce qu'il y a deux choses qui m'horripilent actuellement dans la couverture médiatique des "élections-présidentielles-c'est-pas-tout-de-suite-mais-ça-nous-bouffe-déjà-la-vie", enfin ça "leur" bouffe la vie parce que moi, je dois reconnaître que j'y vais assez pépère, sans débordement de haine ni d'enthousiasme, pour le moment en tout cas.

Deux choses donc. D'un part la surcouverture médiatique de ces derniers jours de F.Bayrou, ça m'exaspère un peu, surtout quand le propos est de dénoncer un autre favoritisme médiatique, je pense que c'est parce qu'à un moment, j'ai cru sincèrement à l'alternative centriste, du coup y'a une part de subjectif, sachant que j'apprécie toujours beaucoup les gens de l'udf, je veux dire, les militants de base, qui sont, en tout cas pour ceux autour de mon âge, souvent moins à droite que les cadres, ça doit être pour ça, centriste à l'européenne, ça, ça me va, et très bien même. Par contre, plus on monte... et puis les côtés gourou de Bayrou me tapent sur le système. Mais pas autant que ce qui m'a réveillé ce matin !!

Imaginez, il fait chaud, je suis confortablement étalée en travers de mon lit, la radio commence vaguement à ronronner, je relève 2/3 cils, je me contorsionne un peu, rejette un bout de couverture verte pour me ré-enrouler dans mon drap à rayures, tiens... je me rappelle que je vais revoir des copains ce soir, que j'ai eu un super colis d'anniversaire en retard, que j'irais bien à Rome moi-aussi, et que ... aaahhh... c'est bon le lundi matin quand tout le monde re-bosse et que moi, ce sera que demain... tiens, de quoi ils causent à la radio ce matin ?

Et là ! Et là !!

"Et notre invité ce matin..." suspens dramatique, le mec de France Inter connait son boulot, on sent une pointe d'amusement ironique dans sa voix, je me dis, tiens pourquoi il pause comme ça.

"...Lionel Jospin"

Réaction : aaaaaaarrrrrrrgggghhh, c'est quoi ce truc, hein? quoi?, non!, et je me jette et j'éteint la radio. 2' de pause, je regarde le cadran, c'était quoi ça ? je veux dire, cette réaction à la noix là ?! c'est pas un fantôme, zen, tu le savais qu'il était en plein come-back, tu aurais dû t'y attendre à ce qu'il te joue un jour les réveil-matin.

Néanmoins, je n'ai pas rallumé la radio pour autant.

Cette voix, ça faisait un bail, et oui j'ai manqué tous les retours précédents donc c'était la première fois depuis 2002 que je ré-entendais vraiment cette voix, qui plus est dans mon intimité.

Un bon vieux choc bien stupide, je sais même pas pourquoi. Il ne m'a jamais que vaguement agacé comme type, je sais pas pourquoi ça m'a fait cet effet là, juste qu'il semblait évident que je ne voulais PAS de lui comme Mr Réveil ;-)

Par ailleurs, vous le savez sans doute, Agassi a pris sa retraite, pour de vrai, ça y est. Etant, pour ma part en badminton, un vrai bourrin de fond de court, tout dans la frappe, à faire courir les autres, les amortis, c'est quand ça me chante (c'est pas pour rien que je rêve de trouver un partenaire de squash), j'aimais beaucoup le jeu de ce cher André. Il avait déjà repoussé d'un an et on le sait, a dû recourir au soutien de la cortisone pour tenir le coup à l'US Open. Mais c'était beau malgré tout, de le voir pleurer en jouant, même en noir et blanc sur un écran neigeux de 10 cm². En quelques secondes, des tas de souvenirs me sont revenus, des Rolland Garros surtout, quand je rentrais de l'école, que je goûtais debout à 30 cm de l'écran parce que je m'excitait toute seule,  et ma mère qui comprenait pas mon enthousiasme quand elle rentrait, à Strasbourg, la salle télé au lieu de réviser les colles parce qu'on ne peut pas rater ça, non.

Quand j'étais gosse, je le confondait avec le Don 20060904t060558z_01_nootr_rtridsp_3_ofrtJohnson de Deux Flics à Miami. Maintenant on le prétend sage, s'il l'était vraiment, il se serait ménagé, aurait arrêté l'an dernier, histoire d'éviter les injections, mais non, il est resté, "stubborn", et c'est ce que j'aime, il n'est pas devenu si raisonnable qu'on le dit et à mon avis, un mur s'est encore pris son poing dans les vestiaires parce que c'était la fin. Chanceux mur de receuillir la colère et la frustration de celui pour qui, même pour le mieux, cela s'arrête. Bye.

Commentaires

Et moi , ce qui m'exaspère, c'est "Ségolène Super Star"...

Bien d'accord avec le commentaire précédent, Ségolène à table, Ségolène en tailleur, Ségolène sourit, Ségolène singe les jeunes, Ségolène arrive à faire croire à trois naïfs et demi qu'elle est de gauche, Ségolène me gonfle. En fait, j'en arrive à regretter le temps des femmes politiques "sois belle, souris sur la photo et tais-toi". C'est un peu triste, mais bon... Echanger un candidat arrogant, sûr de lui (trop, même), pas forcément nul d'ailleurs pour le mandat qu'il brigue et, naturellement, ancien élève de l'ENA contre une candidate arrogante, sûre d'elle (trop, même), pas forcément nulle d'ailleurs pour le mandat qu'elle brigue et, naturellement, ancienne élève de l'ENA, vous avez vraiment l'impression que c'est un progrès ? D'autant que le joli (et encore, c'est à voir) sourire de la dame cache mal ses dents qui rayent le parquet...

oui enfin agassi c'est surtout celui le perse qui a introduit la coiffure de mulet decoloree et le jean neige a la fin des annees 80 et ca vaut mieux pas trop s'en vanter....

Posté par elsia à 00:00 - Blog en soi - Commentaires [0] - Permalien [#]



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